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    Entreprises

    Le Maroc compte taxer la location on line

    Par Omar KETTANI | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
    De nouvelles mesures visant à taxer l’activité d’Airbnb et Booking
    Des discussions approfondies sont en cours
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    Le ministère du Tourisme a entamé un processus d’élaboration de taxes envers les titans de l’hébergement en ligne Airbnb et Booking (Ph. DF)

    Les géants de l’hébergement en ligne Airbnb et Booking ne voient pas encore le bout du tunnel. Après les poursuites judiciaires dans l’Hexagone pour annonces non conformes, place à la taxation marocaine. A l’heure où les sites d’hébergement font de l’ombre aux complexes hôteliers, le ministère marocain du Tourisme a décidé de sortir le grand jeu.

    Objectifs: contrôler les flux humains sous nos latitudes et doter l’Etat d’un mode opératoire efficace, qui répond aux exigences nationales. A ce propos, Mehdi Taleb, directeur de la réglementation, du développement et de la qualité au ministère du Tourisme, a affirmé: «La mise en place d’un mode opératoire permettra aussi bien à l’Etat qu’aux ministères des Finances et de l’Intérieur d’être efficaces en prenant en compte la dynamique territoriale».

    Cette dynamique découle sur la question du rôle prépondérant joué par le citoyen, et de l’activité entrepreneuriale. «Ce nouveau mode d’hébergement permet au citoyen marocain de devenir acteur de son propre développement», souligne Taleb.

    La force entrepreneuriale doit pour sa part «être préservée, en mettant en place un système assurant fluidité, souplesse et fermeté aux entrepreneurs à caractère social. Ce projet permettra d’insérer cette forme d’entrepreneurs dans une économie structurée et organisée», précise Taleb.

    Autre élément de taille, cette taxation d’Airbnb et de Booking  s’inscrit dans une conception d’économie sociale. Elle consiste non seulement à mettre en œuvre des mesures concrètes, mais aussi à apporter des solutions adaptées à cette forme d’activité. «L’Etat doit être plus efficace pour trouver des solutions à la fois pour taxer, respecter le principe d’équité fiscale et réguler», ajoute le directeur de la réglementation au ministère du Tourisme.

    Plus concrètement, ces dispositions, qui visent à combler une lacune juridique sur le plan fiscal, entendent donner une nouvelle impulsion au tourisme national et réglementer la location en ligne au Maroc. De ce fait, le loueur devra verser une taxe sur la location de son bien, qu’elle soit directe ou par le biais d’Airbnb et Booking.

    «Certains acquéreurs multiplient les canaux de distribution, allant de la location directe à l’annonce sur les plateformes. Ces derniers devront posséder un identifiant unique et payer leurs impôts et taxes», soutient Taleb.

    Parallèlement aux travaux entrepris, le ministère du Tourisme a entamé une phase d’échanges avec le géant américain Airbnb afin de sceller un partenariat pour renforcer le tourisme du Maroc. «Airbnb et Booking sont pour le Royaume une vitrine permettant de promouvoir la destination», argumente le patron de la réglementation au ministère du Tourisme. Autant dire que la taxation des plateformes e-commerce placera le secteur du tourisme dans une uniformité constante.

     

     

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