Régions

Circulation à Casablanca: Les points noirs à éviter

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5219 Le 28/02/2018 | Partager
Les travaux sur les voiries se multiplient tous azimuts
Manque de coordination et de signalétique
carte_casa_circulation_bons_019.jpg

Les chantiers interminables se multiplient sur les voiries de Casablanca. Pratiquement tous les axes sont aujourd’hui bloqués ou déviés au grand dam des automobilistes. Des cafouillages et des bouchons monstres sont occasionnés par les travaux menés par les différents intervenants (commune, arrondissements, SDL, ministère de l’Equipement…).

Se concertent-ils au moins pour éviter cette cacophonie? Apparemment non. Même le service dédié aux voiries de la commune urbaine de Casablanca (CUC) ne semble pas au fait du déroulé des opérations sur le terrain! S’y ajoute un déficit de signalétique qui accentue le désarroi des conducteurs.

A titre d’exemple, pour faire le trajet de boulevard Al Massira à la gare ferroviaire Casa-port, il faut parfois compter 45 mn ou plus, selon des témoignages. En cause, le chantier de la trémie des Almohades qui bloque la circulation sur un axe très emprunté, celui reliant l’avenue des FAR à la mosquée Hassan II via bd les Almohades et la Marina… sans compter les quartiers de l’ancienne Médina, du centre-ville… Les bouchons atteignent bd d’Anfa, Mly Youssef, Zerktouni…

D’autant plus qu’une partie de la circulation qui empruntait l’axe du bd des Almohades (via la trémie de la mosquée Hassan II pour arriver à bd Zerktouni ou la Corniche, Hay Hassani, Oulfa…) se trouve aujourd’hui de facto déviée vers l’axe rond-point Chimicolor, Bd la Résistance, Zerktouni… Résultat: un autre point noir de la circulation qui vient s’ajouter à une dizaine d’autres qui empoisonnent quotidiennement la vie des Casablancais.

La 1re ligne de tram qui passe au croisement des bd Hassan II et Abdelmoumen complique davantage la circulation. Face à cette situation, les agents débordés tentent tant bien que mal de mettre un peu d’ordre dans ce capharnaüm au cœur du centre-ville.
L’accès à des quartiers périphériques comme Bernoussi, Sidi Maârouf, Hay Hassani... est devenu si problématique que les chauffeurs de taxi refusent de prendre les clients vers ces destinations.

La bonne nouvelle, c’est que les travaux sur plusieurs voiries et ouvrages d’art seront achevés en 2018 avec l’espoir de désengorger la ville asphyxiée par une circulation infernale. C’est le cas pour le gigantesque projet de pont à haubans de Sidi Maârouf, qui sera livré cet été. Il en est de même pour le Nœud «A» sur la route d’El Jadida (devant le siège de l’OCP)…

Les trémies de Aïn Sebaâ et de Sidi Abderrahmane suivront, puisqu’elles seront livrées en même temps que la 2e ligne de tram (dont le lancement est prévu en octobre prochain). Et pour mieux gérer la circulation et la sécurité, un réseau de plusieurs centaines de caméras connectées est implanté sur les principaux carrefours. Ce dispositif sera supervisé à partir de cette année par le PCC (poste central de contrôle).

Si certains chantiers prendront bientôt fin, d’autres seront lancés incessamment, notamment par les sociétés de développement local en charge des travaux d’infrastructures. A elle seule, Casa-Aménagement gère en effet un budget global de plus de 2,7 milliards de DH (engagés à 30%).

Ces travaux sur les voiries vont se poursuivre jusqu’à fin 2020. Plus de 40 km de voiries seront réaménagés notamment au niveau des zones industrielles. Ses prochains chantiers, qui vont démarrer sous peu, concernent le centre-ville (quartier Art-déco) et bd Yacoub El Mansour.

Pour sa part, Casa-Transports s’apprête à lancer les travaux sur une nouvelle trémie située sur le croisement des boulevards Gandhi et route des facultés. La SDL en charge de la mobilité planche actuellement sur les études relatives à l’aménagement et la mise à niveau de l’axe Zerktouni, la Résistance (entre les boulevards Mohammed VI et la Corniche).

Mais il n’y a pas que les voiries. Si la ligne 2 est presque finalisée, les travaux sur les lignes 3 et 4 paralyseront des boulevards très denses comme Mohammed VI, Ouled Ziane, 2 Mars… Les Casablancais n’ont qu’à prendre leur mal en patience, en attendant des jours meilleurs!

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc