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Reportage

Zoo de Rabat: Une collection enrichie en 2018

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5174 Le 22/12/2017 | Partager
Une opération d’importation d’animaux au programme
Des partenariats avec des institutions étrangères
Cycle de conférences scientifiques au Jardin zoologique de Rabat
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«Généralement, nous procédons par l’échange d’animaux avec les zoos amis africains, arabes et européens, mais cette fois-ci, nous sommes obligés de passer par des revendeurs malgré le coût onéreux de l’opération», sexplique Salma Slimani (Ph. SS)

- L’Economiste: Quelles sont les zones de concentration des chats des sables?
- Salma Slimani:
On les retrouve bien entendu au Maroc dans le sud du pays, dans les paysages de plaines désertiques dans la zone de Dakhla-Oued Dahab et Aousserd,  où 5 expéditions de recherche ont été menées de 2013 à 2017. L’aire de répartition de cette espèce s’étend depuis les pays d’Afrique du Nord jusqu’en Asie centrale et Asie du Sud-Ouest, en passant par le Moyen-Orient.

- Quelle est l’importance de cette découverte?
- L’équipe de chercheurs qui a mené cette opération était composée de Grégory Breton, directeur général de Panthera France, de Alexandre Sliwa, curateur du zoo de Cologne en Allemagne et Abderrahim Essalhi et Saâd Azizi, vétérinaires au Jardin zoologique de Rabat. L’équipe a pu, non seulement observer et doter les chats des sables de colliers GPS, mais aussi de photographier des chatons âgés de 6 à 8 semaines dans leur milieu naturel, ce qui constitue une première dans le monde de la recherche.
Tout d’abord, cette étude est la première jamais entreprise au Maroc sur un animal considéré comme très peu fréquent et classé sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union mondiale pour la conservation de la nature. En parallèle du travail réalisé avec les gazelles et les ibis chauves, ce programme confirme à l’échelle internationale la volonté du Maroc, 2e pays en termes de richesse biologique du pourtour méditerranéen, d’étudier et de protéger sa faune. Sur le plan international, l’espèce a été très peu étudiée dans le monde malgré une aire de répartition très large. En réalité, il n’y a eu que 3 articles publiés entre 1986 et 2007 dans des revues scientifiques, ce qui est très peu en comparaison avec d’autres espèces de félins de gabarit similaire. Les résultats réalisés dépassent ceux obtenus par d’autres chercheurs aux Emirats Arabes Unis et en Israël puisque les données de télémétrie n’ont jamais été analysées ni publiées.

- Avez-vous prévu la reproduction de cette expérience pour d’autres espèces?
- Pour 2018, l’objectif du Jardin zoologique est d’axer sa stratégie sur des programmes de recherche scientifique et de conservation des espèces les plus vulnérables, et ce en partenariat avec des institutions nationales comme le Croco-parc, un jardin zoologique situé à Agadir, l’Onssa, l’INAV et les instituts internationaux comme le zoo Al Aïn aux Emirats Arabes Unis, le Musée de l’histoire naturelle de Paris, Panthera, le zoo de Hanovre, avec lesquels nous maintenons d’excellentes relations de coopération et d’échange d’information et d’expertise. Ensemble, nous réalisons des programmes de recherche en fonction du domaine d’expertise de chaque institution et en fonction des centres d’intérêt communs. C’est le cas notamment des études menées dans le sud du Maroc sur le chat des sables, des études sur la génétique des lions avec le muséum d’histoire naturelle de New York, ou des programmes de conservation des vautours fauves ou des autruches à cou rouge avec le zoo de Hanovre.
Ces travaux feront l’objet de présentation lors du cycle des conférences scientifiques du Jardin zoologique de Rabat pour informer le grand public de ces programmes en lien avec la faune et la flore, la biodiversité, l’environnement et le développement durable.

- Comptez-vous effectuer de nouvelles acquisitions pour renforcer la collection animale du zoo?
- La prochaine opération d’importation d’animaux est prévue en 2018 dans l’objectif d’enrichir la collection animale et de diversifier l’offre présentée aux visiteurs. Les contacts avec des fournisseurs sud-africains sont en cours pour concrétiser cette opération d’achat de suricates, nyalas, panthères tachetées, hyènes, cobe défassa, gnous, etc.
D’habitude, nous privilégions les échanges d’animaux avec les autres zoos amis africains, arabes et européens, mais en raison de leur indisponibilité et de leur rareté, nous sommes dans l’obligation de passer par des revendeurs, même si le coût de ces opérations est onéreux.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

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