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Entreprises

Dirham: La BP en campagne d’explication

Par Franck FAGNON | Edition N°:5019 Le 09/05/2017 | Partager
Après Agadir, le groupe fera escale ce mardi à Marrakech
Beaucoup de chefs d’entreprise encore dans le flou
«Il n’y a pas de raison pour que le dirham se déprécie», assure BAM
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La BP a démarré par Agadir une série de rencontres de sensibilisation de la clientèle Entreprises sur la réforme du mécanisme de change. Les entreprises doivent désormais intégrer le risque de change dans leur gestion. Par ailleurs, la réforme aura des répercussions sur le marché des taux et donc, sur leur coût de financement (Ph. BP)

La connexion de la parité du dirham vers plus de mécanismes de marché va bousculer toute l’économie, et les entreprises en première ligne. A quelques semaines du démarrage de la migration, les banques accélèrent la campagne de sensibilisation des opérateurs.

La Banque Populaire a ouvert ce lundi 8 mai à Agadir un cycle de conférences qui se poursuivra à Marrakech (9 mai), Casablanca (10 mai), Rabat (11 mai) et Tanger (17 mai). L’objectif est d’amener les chefs d’entreprises à mieux cerner les enjeux et surtout les implications des changements à venir pour leurs affaires.  La transition vers un régime flottant du dirham prendra plusieurs années. Elle a pris entre 7 et 15 ans dans les pays qui sont passés par là.

Pour l’instant, c’est la bande de fluctuation qui sera élargie avec maintien de la pondération actuelle du panier de cotation à savoir 60% euro et 40% dollar. «Les intérêts sont divergents, mais c’est une réforme qui produira à terme de la valeur pour l’économie», insiste Mounir Razki, directeur des opérations monétaires et des changes à Bank Al-Maghrib.

L’amélioration des équilibres macroéconomiques et le matelas confortable des réserves de change entre autres, ouvrent une fenêtre propice pour entamer le processus. Mais, beaucoup d’opérateurs retiennent aussi la douloureuse expérience de l’Egypte, même si la situation économique des deux pays n’est pas comparable. La crainte d’une dépréciation du dirham trotte dans les têtes, à tort peut-être. «Fondamentalement, il n’y a pas de raison que la monnaie se déprécie», rassure Razki.

De toute façon, les entreprises doivent désormais intégrer le risque de change dans leur gestion. Par ailleurs, la réforme aura des répercussions sur le marché des taux et donc le coût de financement des entreprises. D’un autre côté, elle nécessitera un assouplissement de la réglementation des changes. L’Office des changes se met au diapason en allégeant un certain nombre de règles, mais beaucoup d’autres gênent encore les opérateurs. L’intervention de Driss Bencheikh, secrétaire général de l’Office des changes a soulevé de nombreuses interrogations.

Pour une partie, l’édition 2017 de l’instruction générale de l’Office des changes apporte des réponses. En matière de couvertures, les opérateurs ont désormais la possibilité de compenser les positions. Ils pourront aussi mixer plusieurs instruments de couverture. Pour les novices, il est conseillé de démarrer par des produits moins compliqués. En revanche, les entreprises qui maîtrisent parfaitement leurs processus opérationnels peuvent choisir les options ou un mix des couvertures. «La diversification des instruments permet une meilleure optimisation», relève Abdelmalek Mouatadid, directeur de marché à la Banque des marchés de capitaux.

Aujourd’hui, les banques sont déjà rodées à ces pratiques. Avec la réforme, cette activité devrait se développer davantage. La BCP a anticipé les évolutions à venir en renforçant les équipes de la salle des marchés, rappelle Othmane Tajeddine, directeur de la banque des marchés de capitaux à la BCP. La réflexion en cours porte sur le renforcement de la proximité avec les opérateurs au niveau des régions.

 

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