×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Casablanca/Troubles mentaux: Des structures intermédiaires pour stabiliser les malades

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
    professeur_omar_battas_085.jpg

    Professeur Omar Battas, chef du service psychiatrie au CHU Ibn Rochd (Ph. BO)

    - L’Economiste: Quel sera l’apport du centre par rapport aux hôpitaux?
    - Omar Battas: En psychiatrie, nous appelons ce genre de centre des structures intermédiaires. Nous nous sommes rendu compte qu’en plus du traitement, certaines maladies mentales poussent à l’isolement, à la perte de confiance et cela affaiblit leurs compétences et abilités sociales et professionnelles. Comme il y a des centres d’accueil thérapeutiques à temps partiel ou des hôpitaux de jour, les centres de réhabilitation figurent parmi les modèles de structures intermédiaires. Beaucoup de pays à travers le monde ferment les hôpitaux psychiatriques et investissent dans de petits services pour gérer uniquement  les crises de début, sinon le patient doit être suivi de chez lui afin de faciliter sa réhabilitation.

    - Par quel moyen peut-on réhabiliter ces personnes?
    - Il y aura des activités, aussi bien psychothérapeutiques avec des groupes de parole, de psychothérapies, des activités artistiques, qui seront utilisés comme moyens pour que la personne retrouve confiance en elle et retrouve ses abilités. Par conséquent on le prépare et on l’accompagne dans sa réinsertion. Parce que le traitement médical seul ne peut pas résoudre cette problématique. Lorsque nous hospitalisons quelqu’un en pleine poussée de maladie puis lorsqu’il retrouve ses esprits, son humeur, son appétit… il faut alors penser à sa réintégration. C’est peut-être la partie la plus délicate et la plus importante vers le chemin de la guérison.

    - Quel type de malades peuvent y accéder?
    - Le centre sera pour tout le monde. Le seul critère est que le patient soit stabilisé et qu’il ne soit pas en poussée de maladie. C’est un programme de post cure, le but final étant la réhabilitation. Car pour qu’un patient aille vers des activités artistiques, professionnelles, il faut qu’il soit stabilisé afin qu’il puisse suivre. Nous sortons complètement du schéma classique de l’hôpital psychiatrique. C’est la première structure du genre au Maroc. Nous espérons que nous dupliquerons l’expérience. Des formateurs seront formés à cette fin.

    Propos recueillis par Reda BENOMAR

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc