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    Régions

    Casablanca/Troubles mentaux: Un sas de sortie, après le «36»

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
    Le nouveau centre inauguré par le Roi accueille des patients post cure
    Thérapies de groupes, ergothérapie, formation… les familles soulagées
    Il peut accueillir jusqu’à 1345 bénéficiaires de 9h à 17h

    Enfin une prise en charge pour les personnes souffrant de troubles mentaux. Le nouveau centre de réhabilitation psycho-sociale qui sera édifié au sein du CHU Ibn Rochd à Casablanca viendra répondre au manque d’infrastructures médicales dédiées à la prise en charge des personnes souffrant de troubles psychologiques dans le Royaume. Il sera destiné à soigner les patients présentant un handicap psychique induit par des pathologies mentales graves et chroniques, en vue de favoriser leur réintégration sociale et professionnelle.

    Le Centre sera géré par le service de psychiatrie du CHU Ibn Rochd, plus connu sous le nom du pavillon 36, en collaboration avec une jeune association, les amis du CPU. Créée au sein même du service psychiatrie, elle s’occupe aussi de  former les infirmiers et médecins qui officieront au sein du centre. Une dizaine de personnes seront présentes en permanence, dont un psychiatre et deux infirmiers, ainsi que des animateurs à temps partiel. «Nous comptons mettre en place des conventions avec la formation professionnelle car ils ont des animateurs spécialisés. Nous dispenserons aussi des formations qualifiantes», confie le professeur Omar Battas, chef du service psychiatrie au CHU Ibn Rochd. En principe l’établissement sera en mesure d’accueillir annuellement quelque 1.345 bénéficiaires, de 9h à 17h. «Nous avons conçu ce nouveau centre pour créer une rupture avec l’internement. Nous laisserons l’hôpital pour les moments difficiles, les crises», ajoute-t-il.

    Réalisé dans un délai de 18 mois, il disposera d’un pôle médical comprenant des salles de consultations en médecine générale, psychiatrie et psychologie, d’un pôle communautaire abritant des salles d’expression corporelle et artistique, de sport, un espace associatif ainsi qu’une bibliothèque/médiathèque. Avec une superficie couverte de 1.820 m2, il mobilisera des investissements de l’ordre de 14 millions de dirhams. «La première année, si nous arrivons à réinsérer 50% de nos patients, ce sera une belle réussite. C’est un objectif, je crois, réaliste et réalisable», confie Battas. A noter que le temps alloué aux travaux s’est vu rallongé de 6 mois et l’investissement a été plus que doublé par rapport aux prévisions budgétaires lors de l’annonce du programme régional socio-médical de proximité 2016-2020, mi-juin 2016. Initialement ce n’était qu’un budget de 5 millions de dirhams qui devait lui être consacré. Le Roi Mohammed VI a procédé ce samedi à la pose de la première pierre.

    D’autres centres en route

    C’est un programme qui ambitionne le renforcement de la cartographie de l’offre de soin de la région Casa-Settat via la construction de huit établissements médico-sociaux et de quatre établissements de soins de santé primaire. Il s’agit de trois centres de santé niveau 1 à Ain Chock, Casablanca-Anfa et Sidi Bernoussi, d’un centre de santé niveau 2 à Moulay Rachid et de deux centres d’addictologie à Nouaceur et Sidi Bernoussi, et de deux centres médico-psycho-sociaux à Sidi Bernoussi et Moulay Rachid. Il est également question de la construction d’un centre de rééducation et de réadaptation à Ain Chock, d’un espace santé jeunes à Médiouna, et d’une unité de santé mentale à Nouaceur. Pour la réalisation de ce programme, qui cible 1,5 million de personnes, une enveloppe budgétaire globale de 65 millions de dirhams a été mobilisée. Les différents travaux seront financés dans le cadre d’un partenariat entre la fondation Mohammed V pour la solidarité, l’initiative nationale pour le développement humain, le ministère de la Santé, le Conseil régional, le Conseil préfectoral, et le CHU Ibn Rochd de Casablanca.

     

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