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    Doctorat: «S’inscrire dans une logique de projet»

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
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    Clarisse Angelier,  déléguée générale de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT) (Ph. C.A)

    - L’Economiste: Concrètement, comment les étudiants doivent procéder pour bénéficier d’une Cifre?
    - Clarisse Angelier:
    Il faut trouver une entreprise et deux laboratoires, et c’est vrai que ce n’est pas simple! Il existe plusieurs possibilités. Une entreprise marocaine peut, par exemple, proposer une offre de collaboration, aller à la recherche de laboratoires et suggérer de monter le programme avec des laboratoires marocains et français, ainsi qu’avec une entreprise française donnée. L’étudiant peut, aussi, lui-même monter sa Cifre, en cherchant tous les partenaires. En France, un tiers des doctorants bénéficiaires l’ont fait. Monter sa Cifre est comme chercher un emploi, ou être directeur de projet. Il faut envoyer des CV, chercher un sujet, des partenaires, des financements, prospecter des laboratoires… nous avons une liste de laboratoires sur notre site, mais le doctorant peut aussi aller frapper à la porte de ses anciens enseignants. Ce programme est très malléable, il fait intervenir plusieurs acteurs et il faut s’en emparer. Nous en avons signé l’accord avec le Maroc en avril 2016, et nous avons déjà une Cifre avec le groupe Peugeot. Cela dit, nous sommes toujours en phase de promotion et de mise en route.

    - Quels conseils leur donneriez-vous?
    - De se mettre dans une logique de projets, pour trouver des partenaires académiques, une entreprise, apprendre à convaincre… Un patron du CAC 40 disait: moi j’aime avoir des docteurs dans mon comité exécutif, car nous y prenons des décisions à un milliard, et que mon docteur sait argumenter. Donc la première démarche d’un doctorant, c’est de savoir monter son projet et d’être suffisamment solide pour aller prospecter des partenariats. Il ne faut pas attendre que les financements arrivent, il faut partir les chercher. C’est difficile, mais ça vaut le coup. Grâce à cela, le doctorant grandit, avant même de commencer sa formation.

    - Les entreprises françaises sont-elles suffisamment ouvertes sur les Cifre?
    - Beaucoup y sont très ouvertes. De plus en plus de PME les intègrent. Elles comptent actuellement pratiquement autant de Cifre que les grandes entreprises. Entre 2000 et aujourd’hui, nous avons doublé le nombre de contrats. Mais il y a, évidemment, toujours du travail à faire, il existe encore des sociétés qui ne connaissent toujours pas le dispositif.
    Propos recueillis par Ahlam NAZIH  

     

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