Competences & rh

Enseignement privé: Elalamy veut devenir numéro 1

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4955 Le 07/02/2017 | Partager
Trois établissements à Casablanca et Rabat, et 655 élèves déjà inscrits
Trois langues enseignées dès la maternelle
Les frais de scolarité se situent entre 3.000 et 4.000 DH par mois
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Afin d’offrir aux élèves un environnement optimal, en phase avec les dernières tendances d’enseignement dans le monde, les établissements du pôle éducation du groupe Saham sont dotés d’outils pédagogiques de dernière génération, tels que les tableaux blancs interactifs (Ph. Sana Education)

Après le secteur de la santé, c’est à l’éducation que Saham group s’attaque. Moulay Hafid Elalamy, patron de la holding et ministre du Commerce et de l’Industrie compte bien mettre en place le premier réseau d’écoles au Maroc en capacité d’accueil à l’horizon 2018-2019. Depuis la rentrée scolaire de 2015, «Sana Education» filiale du groupe a investi le secteur jugé des plus «fondamentaux» pour «développer un enseignement qualitatif et efficace, pour accompagner l’émergence et répondre à l’urgence éducative du continent», indique le management de la holding.
Hormis les quelques informations sur l’ouverture des écoles en juin dernier, le groupe a toujours été discret sur sa nouvelle filiale «Sana Education». La première sortie médiatique a eu lieu, jeudi dernier à Casablanca. Deux ans après son entrée sur le secteur, la filiale compte déjà à son actif trois écoles, dont deux à Casablanca et une à Rabat, respectivement suivant l’appellation Ecole internationale de Casablanca (EIC) et Ecole internationale de Rabat (EIR).  Le pôle éducation collabore avec Tana Africa Capital, un fonds d’investissement créé en 2011, suite à une alliance entre le groupe familial sud-africain Oppenheimer et le fonds souverain Singapourien Temasek.Les écoles implantées dans la capitale économique se situent dans les faubourgs chics d’Anfa et de Val D’Anfa. EIC MP (maternelle-primaire) a démarré en septembre dernier et compte déjà 160 élèves. L’école dispense un programme d’enseignement bilingue et donne accès aux élèves à l’EIC CL (Collège Lycée). Celle-ci est homologuée par l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et a ouvert ses portes en 2015. Aujourd’hui, 355 collégiens et lycées s’y sont inscrits. EIR a, elle aussi, démarré sur les chapeaux de roue. Dès l’annonce de son ouverture, l’établissement a drainé près de 140 inscriptions. L’école s’est aussi installée dans l’un des quartiers huppés de Rabat, à Hay Riad. Avec une capacité d’accueil de 1.500 élèves, elle propose également un enseignement bilingue donnant accès à un baccalauréat international (cursus IB). Toutefois, seuls la maternelle et le primaire ont ouvert leurs portes cette année. Le collège et lycée seront opérationnels à la rentrée 2018-2019. Particularité pour l’EIR, un partenariat avec la Fondation Lalla Salma qui donne accès au foncier. «En contrepartie nous verserons un revenu durant les 30 prochaines années», explique Saâd Bendidi, directeur général de Saham Group. 
Les frais des droits de première inscription des établissements de Sana Education oscillent entre 8.000 et 12.000 DH pour le premier enfant, des réductions se font pour le reste de la fratrie. Pour ce qui est des frais de scolarité, ils se situent entre 3.000 et 4.000 DH par mois.
Dans le système pédagogique du réseau d’école, l’enseignement s’articule autour des langues. En effet, l’arabe, le français et l’anglais seront  inculqués aux élèves dès leur plus jeune âge. «L’enseignement de la langue arabe est l’une de nos premières préoccupations. Cela nécessite un travail important pour faire aimer cette langue qui a perdu son aura d’antan», précise Bendidi. Le groupe scolaire développe également une stratégie digitale innovante. 
La formation des enseignants est également un challenge majeur pour le groupe. «Tout le soin a été apporté au recrutement et la formation continue des équipes», souligne le management. En effet, les instituteurs sont formés à l’utilisation des outils numériques mis à leur disposition afin de sensibiliser les élèves et d’intégrer leur apprentissage dans une culture de l’innovation, du travail participatif et de l’apprentissage par le digital. 
Aujourd’hui, les écoles comptent 60 enseignants et prévoient d’en employer plus de 300 d’ici 2019. 
Pour mener à bien toutes les missions qu’elle s’est fixée, Sana Education mutualisera ses ressources pour créer des établissements avec un enseignement identique et optimiser leur gestion. 

Les soft-skills au cœur de l’enseignement

Sana Education veut promouvoir une série de valeurs. Il s’agit essentiellement des soft-skills. «Les métiers de demain ne sont pas encore connus à ce jour, c’est pour cela que nous travaillerons à identifier et valoriser les qualités humaines de chacun», précise Saâd Bendidi, DG de Saham Group. Il s’agit notamment de la confiance en soi, le développement de l’esprit d’initiative et de critique et de la créativité. Cela s’effectuera par la mise en place de projets sociétaux et entrepreneuriaux. L’objectif de Sana est d’atteindre des normes internationales élevées sans compromettre les cultures et le patrimoine locaux. 

 

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