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    Politique

    Gouvernement : La tension continue de monter

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4920 Le 20/12/2016 | Partager
    Benkirane s’accroche à la participation de l’Istiqlal et refuse l’arbitrage royal
    Chabat rejette la responsabilité du blocage et accuse des partis «dépourvus d’indépendance de décision»
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    Le rapprochement entre l’USFP et le RNI a compliqué davantage la situation de Abdelilah Benkirane. Avec l’Istiqlal et le PPS, le patron du PJD reste encore loin du compte. Un accord avec Aziz Akhannouch semble incontournable pour briser le statu quo (Ph. Bziouat)

    Plus de deux mois après le début des consultations pour la formation du nouveau gouvernement, Abdelilah Benkirane n’est pas encore arrivé à constituer une majorité. Jusqu’à aujourd’hui, aucun signal d’apaisement n’a permis d’envisager un déblocage de la situation. Bien au contraire. Les choses semblent se compliquer davantage pour le patron du PJD. Ses relations avec le nouveau président du RNI, Aziz Akhannouch, sont toujours tendues. Chacun continue de camper sur ses positions. Benkirane, qui s’est réuni avec les membres des instances internes de son parti le week-end dernier, a insisté sur la participation de l’Istiqlal au gouvernement. En face, les responsables du RNI semblent ne pas avoir encore tranché dans la participation au gouvernement. Hamid Chabat, secrétaire général de l’Istiqlal, a de son côté, alimenté la tension qui marque les négociations. Intervenant lors du Conseil national de l’Université libre de l’enseignement, samedi dernier, il a estimé que «le blocage n’a été créé ni par le PJD ni par l’Istiqlal». Il a pointé la responsabilité d’un «parti connu, en plus d’autres formations dépourvues de l’indépendance de leur décision politique». Une déclaration qui risque de donner un coup dur aux tentatives de rapprocher les points de vue. Difficile d’aboutir à des décisions consensuelles pour favoriser la constitution d’une majorité dans cette ambiance électrique. Même si Chabat a estimé que «même si ce blocage dure encore, le gouvernement finira par être formé». Or, la situation d’attentisme a impacté négativement la dynamique économique. Et les députés, très attendus en termes de production législative, «chôment» depuis plusieurs semaines.
    Aujourd’hui, Benkirane semble dépassé. Surtout après avoir perdu l’appui de l’USFP, qui a acté son rapprochement avec le RNI la semaine dernière. Driss Lachgar, premier secrétaire du parti de la rose avait reçu Aziz Akhannouch, mercredi dernier. Cette rencontre a permis «d’approfondir le débat autour du rôle des deux partis dans le champ politique actuel». En s’accrochant à l’Istiqlal, le chef du gouvernement risque de faire perdurer le blocage. Surtout qu’avec ses alliés actuels, à savoir le PI et le PPS, Benkirane est encore loin du compte. Un accord avec le RNI semble incontournable pour briser le statu quo. Surtout que le patron du PJD a refusé «d’impliquer le Souverain dans les difficultés qui marquent les discussions pour la formation du gouvernement». C’est ce qu’il a précisé lors d’une rencontre du Conseil régional du PJD, tenue dimanche dernier à Rabat. Pour lui, «l’arbitrage royal, prévu par la Constitution, concerne les institutions et non pas les partis politiques».

     

     

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