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    Comment s’extirper de l’enfer d’Alep

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    Les premiers évacués quittent les quartiers rebelles
    Des discussions Turquie, Russie et Iran le 27 décembre à Moscou
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    Des militaires syriens préparaient, jeudi 15 décembre, l’évacuation des derniers rebelles d’Alep et de leurs familles. Ils seront conduits à bord de bus et d’ambulances vers la ville d’Idleb. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge participent à l’opération d’évacuations des blessés et malades.
    La perte d’Alep représente un revers pour la rébellion, qui avait conquis la partie orientale de la métropole en 2012. Pour le régime, cette victoire est le plus important succès depuis le début de la guerre en 2011. En début de semaine, la Turquie et la Russie avaient annoncé la conclusion d’un accord de cessez-le-feu avec l’opposition syrienne pour permettre l’évacuation des rebelles et des civils. François Hollande s’est prononcé en faveur d’une évacuation des populations «sous le contrôle d’observateurs internationaux et avec la présence des organisations humanitaires», selon la présidence française. La même requête a été faite par l’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, devant le Conseil de sécurité qui tenait une réunion d’urgence.
    La Russie et l’Iran participeront, le 27 décembre à Moscou, à une réunion avec Ankara pour discuter d’une solution politique au conflit en Syrie qui a fait plus de 312.000 morts depuis mars 2011. «Notre but est d’aboutir à un cessez-le-feu dans tout le pays et à l’ouverture de négociations sur une solution politique», a indiqué le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.
    L’attitude que doit adopter l’UE face à la Russie, pour son rôle en Ukraine comme en Syrie, était l’un des sujets au menu du sommet des dirigeants des 28 tenu jeudi à Bruxelles. Selon un diplomate européen, il n’y a «pas de consensus qui émerge sur des sanctions liées à la Syrie. Et ce d’autant plus qu’il est impossible d’avoir une lisibilité sur les intentions de la prochaine administration américaine» vis-à-vis de Moscou. Le président élu américain Donald Trump souhaitant un réchauffement des relations avec son homologue russe Vladimir Poutine. Un projet de conclusions du sommet, consulté par l’AFP, prévoit de «condamner l’assaut continu sur Alep par le régime syrien et ses alliés, notamment la Russie», évoquant la prise pour cible délibérée de civils et d’hôpitaux. La réunion doit aussi faire avancer les préparatifs du Brexit et traiter de la relance de la défense européenne et la gestion de la crise migratoire.

     

     

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