×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    La hausse des taux de la Fed dope le dollar

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    Une augmentation d’un quart de point
    Le billet vert est plus haut face à l’euro
    hausse_fed_dollar_018.jpg

     Les taux directeurs diffèrent d’un pays à un autre. Cela s’explique par les politiques différentes menées par les banques centrales. Alors que la Fed privilégie la croissance et l’emploi, la BCE a une fixation sur l’inflation

    Comme attendu par les marchés, la Réserve fédérale américaine a relevé mercredi d’un quart de point ses taux directeurs qui se situent dans une fourchette de 0,50 à 0,75%. La Banque centrale anticipe également trois hausses en 2017 et trois autres en 2018. Cette augmentation est la troisième, depuis celles de décembre 2008 et décembre 2015. Elle devrait toutefois ne pas bouleverser les marchés domestiques qui ont largement eu le temps de l’anticiper, estiment les analystes.
    Pour les consommateurs, la hausse du loyer du crédit, qui demeure historiquement bas, ne devrait pas ralentir la dynamique des dépenses et des investissements immobiliers. Selon la présidente de la Fed, Janet Yellen, cette hausse des taux permettra de continuer à soutenir l’amélioration du marché de l’emploi et le retour à une inflation à 2%. Par ailleurs,  la Réserve fédérale a maintenu sa prévision d’inflation annuelle à 1,9% en 2017 et 2% en 2018.
    L’économie américaine continue d’envoyer des signaux positifs. Le taux de chômage est au plus bas niveau depuis 9 ans. Il s’élève à 4,6% en novembre. Quant à la croissance, elle a été revue à la hausse pour atteindre 3,2% au troisième trimestre.
    En revanche, cette normalisation de la politique monétaire pourrait davantage affecter les économies à l’étranger. La Banque centrale américaine continue de prendre le chemin inverse de celui de la  Banque centrale européenne (BCE) qui  laisse son taux directeur inchangé à 0%. Cette divergence entre les deux institutions s’accroît et cela a poussé le dollar d’être plus rémunérateur et plus attractif pour les cambistes, ce qui a pour effet de le renforcer. L’euro a chuté de 1,5% face au billet vert jeudi 15 décembre en atteignant son plus bas niveau depuis 14 ans.
    En Bourse, les mouvements restaient limités. Les investisseurs continuent à digérer les annonces de la Banque centrale américaine en attendant une salve d’indicateurs.
    La morosité de l’économie internationale, le Brexit, et les bas prix pétroliers ont retardé ces derniers mois  à maintes reprises la volonté de la Banque centrale à normaliser sa politique monétaire. A cela s’ajoute le contexte qui reste très aléatoire, notamment sur le plan politique. La victoire de Trump à l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre, a alimenté les incertitudes. En campagne présidentielle, Donald Trump a pris pour cible la présidente de la Fed Janet Yellen, accusée de laisser le taux d’intérêt trop bas pour favoriser le président sortant Obama.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc