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    Société

    Migrants : Après la régularisation, place à l’intégration

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4916 Le 14/12/2016 | Partager
    Le Souverain a donné ses instructions pour lancer cette opération dans l’immédiat
    Accès à l’éducation, à la santé et au travail, décisif pour favoriser l’intégration
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    Après le succès de la première phase de régularisation, qui a concerné près de 25.000 personnes, le Maroc va lancer une deuxième phase selon une logique humaine et solidaire, contrairement aux pratiques d’expulsions massives menées par les autorités algériennes (Ph. Bziouat)

    Nouvelles mesures pour les migrants subsahariens ayant bénéficié de l’opération de régularisation. La Commission nationale chargée de la régularisation des migrants a annoncé que le Roi a donné ses instructions pour le lancement, dans l’immédiat, de la 2e phase d’intégration, tel que cela était déjà prévu pour fin 2016. Une initiative en phase avec la logique de la politique migratoire initiée par le Maroc. Celle-ci est marquée par son caractère «solidaire authentique, pour accueillir les migrants subsahariens selon une approche humaine intégrée, protégeant leurs droits et préservant leur dignité», comme l’a rappelé le Souverain lors du dernier discours de la Révolution du Roi et du peuple. Aujourd’hui, Rabat veut capitaliser sur le succès de la première phase, qui a concerné près de 25.000 personnes. Concrètement, il s’agit de favoriser l’autonomisation de ces migrants, à travers un meilleur accès aux droits fondamentaux, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, du travail… Plusieurs chantiers seront lancés dans ce cadre. Il y a quelques mois, Anis Birrou avait appelé à étendre la couverture du Ramed aux migrants. Parallèlement, l’OFPPT sera également sollicité pour assurer à cette catégorie des formations favorisant leur intégration professionnelle. Dans cette nouvelle dynamique, le rôle des collectivités locales est décisif. Une étude avait montré les dysfonctionnements limitant l’efficience de la prise en charge des migrants au niveau local (cf.www.leconomiste.com). Aujourd’hui, les communes ont un rôle central à jouer dans la mise en œuvre effective et l’ancrage territorial durable des nouvelles politiques d’intégration. Un projet pilote a été déjà lancé au niveau de 10 communes. Il couvre la période 2015-2017.
    Cette dynamique de renforcement des capacités des migrants contraste avec les polémiques suscitées par les traitements parfois inhumains réservés à cette catégorie dans d’autres pays. Le Souverain a été on ne peut plus clair dans le discours de la Révolution du Roi et du peuple. Il a rappelé que «le Maroc a longtemps récusé les méthodes suivies par certains pour traiter les questions de la migration, qui se sont, d’ailleurs, révélées inopérantes». Plusieurs ONG internationales ont dénoncé, ces derniers jours, «les expulsions massives par les autorités algériennes des migrants subsahariens, qui constituent une violation des droits humains».

     

     

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