×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Société

    La tolérance religieuse dans la pensée de Cervantès

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager

    L’Université Mohammed V de Rabat lance le débat sur la tolérance religieuse, un concept qui prend le dessus ces dernières années dans les médias et le discours politique. En partenariat avec l’ambassade d’Espagne au Maroc, l’université de Rabat a organisé, mercredi dernier, une conférence sous le thème: «Miguel de Cervantès et la tolérance religieuse». Elle a été animée par le professeur José Maria Lassalle, secrétaire d’Etat espagnol à la culture, et l’écrivain et penseur marocain Nourreddine Affaya. Le choix de Cervantès pour approcher la question de la tolérance n’est pas fortuit, il se justifie par l’engagement de l’écrivain espagnol pour la cohabitation entre les individus indépendamment de leur passé. A ce titre, le conférencier espagnol rappelle le choix de Cervantès d’un musulman comme narrateur d’une partie de son œuvre de Don Quichotte.
    Il s’agit de Sidi Ahmed Ben Ghali, précise El Arbi El Harti, professeur de littérature espagnole à la faculté des lettres de Rabat. Ce dernier tient à rappeler que ce choix constitue un signe de confiance dans une époque (17e siècle) où l’Espagne était dominée par l’obscurantisme. On retient également de l’intervention du conférencier espagnol l’importance du soufisme chez Cervantès. «Pour ce dernier, le soufisme constitue un paradigme nécessaire pour contrecarrer le fondamentalisme dans les différentes religions», explique El Harti. Le deuxième conférencier, Nourreddine Affaya, a abordé le concept de la tolérance sous différents aspects: religieux, politique, économique… avec une analyse en rapport avec les différentes mutations que connaît le monde ces dernières décennies.
    «Comment peut-on approcher les questions de la tolérance sans tenir compte des nouvelles formes de violence, d’inégalité, d’exclusion, d’intégrisme et de dérèglements divers? Comment penser, actuellement, le lien social dans sa triple articulation à l’Etat, à la différence et à la démocratie?», s’interroge Affaya. Dans son intervention, ce dernier a essayé de fournir plusieurs explications pour appréhender le mot tolérance. Il s’agit à titre d’exemple «d’être à l’écoute de l’Autre, se mettre à sa place sans se perdre, bref, fonder une pédagogie du dialogue». Et également «introduire l’Autre comme horizon de pensée et de comportement sans toutefois se perdre soi-même». Ce qui semble fort dans le Don Quichotte, c’est le double personnage: Don Quichotte et Sancho: c’est l’homme en deux figures, sa force (inutile) et sa faiblesse (héroïque), conclut Affaya.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc