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Competences & rh

Après 20 ans, l’Esith exporte son modèle à Tanger

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4873 Le 11/10/2016 | Partager
L’école y crée une antenne d’ici 2021, pour un budget de 90 millions de DH
Elle prépare aussi une nouvelle formation inédite, celle d’ingénieur chimiste
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Mohamed Lahlou, président du directoire de l’Esith: «Notre ambition est de servir l’industrie de manière générale. Grâce à nos spécialisations transversales, nos lauréats peuvent trouver des opportunités dans tous les secteurs» (Ph.  F. Al Nasseur)

Au commencement, rien n’a été facile pour l’Ecole supérieure des industries du textile et de l’habillement (Esith). L’Amith a dû batailler pendant presque cinq ans pour que le projet de création de l’établissement soit accepté par l’Industrie, son ministère de tutelle. L’école d’ingénieurs, unique en son genre, dont le modèle de partenariat public-privé n’a jamais été dupliqué dans d’autres secteurs, a fini par voir le jour en 1996. Durant ce mois d’octobre, l’Esith célèbre ses 20 ans. Plusieurs évènements seront organisés pour fêter cet anniversaire. Un livre reprenant toute son histoire sera également édité. Son président, Mohamed Lahlou, revient sur son expérience, mais aussi sur ses projets futurs.

- L’Economiste: Vingt ans après la création de l’Esith, comment appréhendez-vous l’avenir?
- Mohamed Lahlou:
Au démarrage, nous avons débuté avec un effectif de 300 inscrits, contre près de 1.100 aujourd’hui. A l’horizon 2021, nous ambitionnons de monter à 1.350. Nous envisageons également d’ouvrir une école d’ingénieurs à Tanger, qui peut accueillir environ 500 étudiants. Cela fait partie de la stratégie 2016-2021 de l’école. Le projet, estimé à 90 millions de DH, destiné à répondre aux besoins de la région, est agréé. Nous souhaiterions obtenir le financement le plus rapidement possible. D’ici 5 ou 6 ans, l’école accueillerait un effectif de quelque 2.000 étudiants.
Notre ambition est de servir l’industrie de manière générale, pas seulement le textile. Grâce à nos spécialisations transversales, nos lauréats peuvent trouver des opportunités dans tous les secteurs. L’automobile, par exemple, fait aujourd’hui partie de nos plus grands employeurs.
- Qu’en est-il du textile?
- Le textile reste un employeur pour nous. Cela dit, il a longtemps eu pour défaut un faible niveau d’encadrement. Maintenant, les opérateurs sont conscients du fait que pour pouvoir survivre, ils doivent recruter des ingénieurs et techniciens hautement qualifiés, et se réinventer en permanence. Par ailleurs, avec la politique récente des écosystèmes qui ouvre des possibilités extraordinaires, le secteur bénéficiera d’un nouveau souffle.

- Comptez-vous introduire de nouvelles formations?
- Grâce à sa gestion en mode S.A, l’Esith bénéficie d’une souplesse inhabituelle au niveau de l’administration. L’école a, ainsi, toujours anticipé les besoins de l’industrie. Elle a, par exemple, été la première à lancer une formation en logistique en 2002, alors que personne n’y croyait.  De même que celles d’ingénieur marketeur, merchandising, hygiène-sécurité-environnement, achat-sourcing, informatique industrielle et management des systèmes... Toutes ces formations découlent du lien privilégié qui nous lie aux entreprises. Pour rappel, la moitié des membres de notre conseil de surveillance sont des industriels.
Actuellement, nous préparons une formation d’ingénieur chimiste, à lancer dès l’année prochaine. Ce sera aussi une première, et ça répondra aux besoins de plusieurs secteurs, comme la plasturgie, les phosphates, la pharmaceutique, la cosmétique,…

- L’Esith souffre-t-elle aussi du déficit en enseignants?
- Vous touchez là un problème capital. Néanmoins, l’Esith n’en souffre pas, en raison de son mode de gouvernance. Son indépendance et sa gestion en société privée lui permettent d’établir des prévisions et de préparer la relève des départs à la retraite. C’est quand vous n’avez pas de souplesse de gestion et quand vous faites face à des contraintes budgétaires vous empêchant d’embaucher que vous avez ce genre de problème. C’est ce qui se passe dans les universités publiques. Mais si elles bénéficient d’une réelle autonomie, elles pourront dépasser cela.

- Vous présidez le cluster textile technique. Où en êtes-vous dans ce projet?
- Ce cluster, qui compte une quinzaine d’entreprises, a pour objectif d’aider les sociétés à passer d’un textile conventionnel à un textile intelligent. Nous avons développé des partenariats avec des centres techniques pour créer de nouveaux produits. Avec celui dédié aux matériaux de construction (Cetemco), nous présenterons 2 produits phares: un isolant pour le bâtiment à base de textile usagé, et un béton enrichi de matières textiles, lui conférant de nouvelles caractéristiques. Nous menons aussi des recherches avec le centre technique textile et habillement (CTTH), en vue de créer de nouveaux feutres pour l’automobile, ainsi que des produits d’agro-textile. Ces premiers projets du cluster seront déposés au ministère de l’Industrie pour un financement. Ils nécessiteront 4 à 6 millions de DH.

150 millions de DH pour renouveler les équipements

Les futurs ingénieurs du textile et habillement suivent des cours pratiques dans des ateliers sous forme de mini-usines avec des équipements lourds. Certaines machines utilisées ont plus de vingt ans. L’école négocie avec sa tutelle un financement de près de 150 millions de DH (échelonnés sur 3 à 4 ans), afin de renouveler ces machines, dépassées par des gammes plus digitalisées.

 

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