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    Banques européennes: Le FMI tire la sonnette d’alarme

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
    La capitalisation boursière a baissé de 430 milliards de dollars
    Faible croissance des crédits et augmentation des créances douteuses
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    Le FMI a réfuté l’idée que les Etats-Unis seraient plus sévères avec les banques étrangères qu’avec leurs homologues américaines en leur imposant des pénalités plus lourdes (Ph. AFP)

    Le Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète de la fragilité du système bancaire européen. Une réglementation serrée du secteur, un faible coût du crédit et le poids des créances douteuses sont les principaux éléments qui plombent la rentabilité des banques. «La situation est alarmante en Europe où certaines banques continuent de se débattre avec des niveaux très élevés de créances douteuses qui pourraient se transformer en pertes sèches», assurent les experts du FMI. Cette situation a affaibli le tissu bancaire du vieux continent en générant un recul  de 430 milliards de dollars de capitalisation boursière.
    L’inquiétude du FMI sur l’état de santé des banques européennes intervient au moment où la situation de Deutsche Bank  et des établissements financiers italiens préoccupent les marchés. Le mastodonte allemand est menacé d’une amende de 14 milliards de dollars par les Etats-Unis pour un litige lié aux subprimes. «Deutsche Bank doit poursuivre sa restructuration afin de convaincre les investisseurs que son modèle est viable dans un environnement de taux très bas», explique un directeur du Fonds monétaire international.
    Par ailleurs, le management de la banque affirme qu’il s’est attaqué aux risques provenant des contentieux.
    La situation des structures bancaires de deux autres pays, l’Italie et le Portugal, aggrave la fragilité du secteur. Une croissance en berne, l’insolvabilité des emprunteurs, les incertitudes liées au Brexit ou encore les taux bas contribuent à la faiblesse des banques de ces deux pays. La nouvelle réforme proposée par le FMI consiste à réduire le nombre d’établissements tout en limitant la coûteuse rémunération des dépôts bancaires notamment en France. Cependant, le seul recours des banques en difficulté serait donc de demander un renflouement public qui n’est pas toujours favorable. C’est le cas pour le gouvernement allemand qui a rejeté tout «plan de sauvetage» public pour venir en aide à la Deutsche Bank.
    En revanche, là où le FMI s’alarme, la BCE rassure. La Banque centrale européenne affirme qu’à part les difficultés de certaines banques, il n’y a pas de risque de crise bancaire dans la zone euro. Selon un des responsables du mécanisme de surveillance, la banque dispose  des instruments de supervision et financiers pour traiter les situations particulières. Mais elle doit se débarrasser de 900 milliards d’euros de créances douteuses héritées de la crise financière de 2008.

     

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