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Colombie: Un Nobel bienvenu

Par Reda BENOMAR | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
La fondation veut encourager le camp de la paix
Un allié de taille pour le chef d’Etat
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Le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi 7 octobre au président colombien Juan Manuel Santos, pour ses efforts en vue de mettre fin à la guerre civile qu’a connue son pays pendant plus d’un demi-siècle. Efforts qui ont abouti à l’accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc.
Le président colombien Juan Manuel Santos a jugé la paix «très, très proche» dans son pays. Il a dit recevoir le prix «au nom du peuple colombien qui a tant souffert de cette guerre» et assuré que le prix était «un grand encouragement» pour parvenir à la paix. Santos a été clair pour dire qu’il poursuivra son travail pour la paix jusqu’au tout dernier jour de son mandat. Sachant qu’il avait fait de l’accord son cheval de bataille lors de la dernière campagne électorale. Ce qui lui a valu l’adhésion populaire et un second mandat à la tête du pays.
Le 18 octobre 2012, à l’initiative de M. Santos et du nouveau leader des Farc, est lancé à Oslo un nouveau processus de paix. Près de quatre ans plus tard, le 26 septembre 2016, guérilla des Farc et gouvernement signent un accord de paix historique conclu à La Havane. Soumis à référendum le 2 octobre, il est rejeté par une légère majorité d’électeurs à la surprise générale. Ce que le camp des réfractaires a rejeté n’était pas le désir de paix, mais un accord de paix spécifique, jugé trop laxiste et favorisant les Farc. L’attribution d’un pouvoir politique au groupe armé ainsi que des peines aménagées pour leurs crimes étant vue d’un mauvais œil par certain citoyens colombiens.
Malgré ces réticences, le dernier processus de paix amorcé avec les rebelles marxistes est celui qui a le plus de chance de se concrétiser. Surtout après les échecs cuisants qu’ont connus 3 anciens présidents colombiens en 1984, 1991 et 1999. Les dernières négociations, qui ont duré jusqu’en 2002, sont connues sous le nom de Dialogues du Caguan.
«Il y a un vrai danger pour que le processus de paix s’interrompe et que la guerre civile reprenne», a mis en garde la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five, après l’attribution du prix au président colombien, Juan Manuel Santos.
La guérilla armée a semé le chaos pendant plus d’une cinquantaine d’années, mettant à feu et à sang de nombreux villages. Mais c’est sans doute la prise en otage de l’ex-candidate à la présidentielle en Colombie, Ingrid Betancourt, en 2002, qui a eu le plus de retentissement à l’étranger. La captivité de cette Franco-Colombienne, libérée par l’armée en 2008, est devenue un symbole du drame des Colombiens séquestrés par les rebelles, certains pendant plus de dix ans.
L’ONU espère que l’attribution du Nobel au président colombien «donnera un énorme coup de pouce» au processus de paix dans ce pays d’Amérique latine.
La guerre civile en Colombie est l’une des guerres civiles contemporaines les plus longues. Ayant déjà fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés internes. C’est le seul conflit armé qui subsiste sur le continent américain.

 

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