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Législatives 2016

Le FGD cible le groupe parlementaire

Par Amine ATER | Edition N°:4861 Le 22/09/2016 | Partager
Il aspire à récolter au moins 20 sièges
Fiscalité, écoles publiques, culture... les grands axes de la coalition de gauche

Si la scène politique reste dominée par les grandes formations, d’autres partis peuvent créer la surprise. C’est le cas du Front de la gauche unifié (FGD) piloté par Nabila Mounib, SG du PSU et d’autres têtes d'affiche. Cette formation s’était déjà distinguée lors des dernières communales par une campagne originale qui a permis au Front de remporter des sièges, notamment dans la circonscription Hay Ryad-Agdal à Rabat. «Notre campagne sera basée sur le bénévolat vu que l’avenir passe par  cette méthode, mais également par manque de moyens», précise Omar Balafrej, membre du FGD qui plus est DG du Technopark. Cette coalition, qui compte  400 bénévoles au niveau de Rabat, cible principalement les sympathisants de la gauche et les abstentionnistes. Ceux-ci restent la plus grande force politique, selon Balafrej. Le programme du FGD se veut fidèle aux propositions des dernières municipales. «Le Maroc doit s’orienter paisiblement vers une véritable monarchie parlementaire», soutient Balafrej. Pour ce jeune politique, la priorité est de remettre en selle l’enseignement public. «Il faut s’attaquer de front aux problèmes de l’école publique et non de l’éducation. Ce sont les établissements publics qu’il faut renforcer pour créer des citoyens émancipés et rétablir une mixité sociale», explique le candidat FGD. La coalition promet également de mobiliser 1,5% du PIB, équivalent à 15 milliards de DH, «pour financer une révolution culturelle, à même de créer, à terme, un lien social et une véritable citoyenneté». Concrètement, la coalition de gauche espère récolter assez de voix pour constituer son propre  groupe parlementaire. Il lui faudra obtenir au moins 20 sièges, selon le règlement intérieur de la Chambre des représentants. «Avoir un groupe parlementaire nous permettra d’aborder les vrais sujets, mettre en pratique l’intelligence collective et dépasser les disputes de boutiquiers», soutient le candidat FGD. Un poids qui permettra au FGD de demander la réévaluation des grands chantiers et politiques publiques qui ont été mis en place ces 15 dernières années. Un audit qui s’étendra également aux différents accords de libre échange ratifiés par le Maroc, notamment l’ALE jugé «non équitable» avec la Turquie. Le programme économique de la formation de Mounib comporte également des propositions fiscales. «Nous comptons militer pour la mise en place d’impôts progressifs sur le capital qui pourraient baisser la pression fiscale sur les salariés. L’objectif est de contrer la rente et la spéculation, notamment immobilière, tout en gardant les incitations destinées aux industriels», explique Balafrej. Le jeune membre du FGD s’est également engagé publiquement à démissionner de son poste au Technopark, au cas où il est élu député.

 

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