×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Evénement

    Bon point pour les services aux entreprises

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4860 Le 21/09/2016 | Partager

    Le secteur des services aux entreprises reste parmi les rares à bénéficier d’une amélioration des délais de paiement. En effet, les entreprises de service dont ces délais se situeraient à moins de 30 jours ont augmenté de 3,8%. Celles qui observaient des délais de paiement supérieurs à 120 jours ont baissé de 5,6%. De même, les retards de paiement sont inférieurs à ceux de l’échantillon. Leur situation de trésorerie s’est également améliorée pour 20% d’entre elles (11% en 2015). Mais en dépit de cette légère amélioration, le secteur devrait être affecté par la morosité qui touche l’économie marocaine en 2016 (à un taux de croissance proche de 2% cette année), puisque 56% des entreprises du secteur s’attendent à une stagnation de l’activité.
    Les résultats de 2016 montrent que les entreprises de petite taille présentent des délais de paiement plus courts que celles de grande taille. Celles-ci observent une dégradation de leurs délais de paiement plus importante.
    Une chose est sûre, c’est que la hausse des délais de paiement continue d’avoir une incidence sur les comportements d’investissement. En effet, les entreprises présentant les délais de paiement les plus longs tendent à moins investir que celles dont le délai de paiements moyen observé est de 30 jours. De même, lorsque les délais sont courts, les entreprises favorisent tous les types d’investissement (aussi bien de remplacement que de productivité). Plus le délai de paiement s’accroît, plus les entreprises privilégieront les investissements liés à la productivité.
    Plusieurs raisons empêchent les sociétés à investir. Celles affichant le nombre de retards le plus élevé avance des problèmes de financement. Celles dont la durée moyenne de retard se situe entre 30 et 60 jours avancent de mauvaises perspectives économiques comme facteur principal.
    Coface s’est penchée aussi sur l’évolution des retards de paiement qui se matérialisent lorsque le délai de paiement consenti par le vendeur est dépassé. Si les délais auraient tendance à se dégrader, il a été constaté une amélioration du nombre de jours de retards sur l’échantillon avec un accroissement de la part des retards inférieurs à 30 jours. Elle pourrait s’expliquer par l’entrée en pratique de la législation concernant les délais de paiement mise en place en 2014. (NB: La nouvelle loi sur les délais de paiement entrera en vigueur un an après sa publication au Bulletin officiel. Quant aux établissements publics, à compter du 1er janvier 2018, cf. notre édition N°4830 du 08/08/2016). En ce qui concerne les retards par types d’entreprises, il apparait tout comme pour les délais de paiement que les grandes entreprises auraient tendance à accumuler des périodes de retard plus longues. Ces dernières ont été enregistrées dans les secteurs de la construction et des services aux entreprises.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc