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    Analyse

    Attractivité économique
    Comment développer le territoire Maroc-Centre?

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
    Investissement public, décentralisation, liaison avec Tanger-Med… des pistes de relance
    «La Région doit-elle donner des aides complémentaires aux entreprises?»

    La région Fès-Meknès pourra-t-elle devenir un futur hub industriel? Les analyses à ce propos sont unanimes. «Après la saturation des pôles de Tanger, Casablanca et Kénitra, il va falloir créer de nouvelles destinations industrielles et économiques, afin d’éviter la concentration de risques sociaux et assurer un développement global, harmonieux et inclusif», estime Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès et également ministre du Budget. Même son de cloche auprès du président de la région, Mohand Laenser, pour qui «le développement et la croissance de sa circonscription sont tributaires de la capacité des territoires à créer la richesse et la valeur ajoutée». Et ce, grâce à ses propres potentialités, en tenant compte de ce que les politiques publiques assurent comme moyens pour garantir l’attractivité et l’amélioration de la compétitivité territoriale.
    Dans cette optique, Laenser avait annoncé, dès son élection, qu’il œuvrera au renforcement de l’attractivité économique de la région de Meknès-Fès et d’élever le rythme de lancement des projets d’infrastructures afin d’accompagner les stratégies compétitives de la nouvelle région. Il s’agit aussi de moderniser le secteur de l’artisanat dans les différentes provinces de la région afin d’améliorer les revenus des populations et créer de l’emploi à travers des activités génératrices de revenus. Pour le doyen des présidents de régions, «c’est l’entreprise qui développera la région à travers la création de la richesse et de l’emploi». Toutefois, «il ne sait pas ce que peut faire la Région. Est-ce qu’on peut donner des aides complémentaires aux entreprises?».
    A n’en point douter, il faudra donner du lest aux dirigeants de la région, appuyer la décentralisation et la déconcentration, et disposer des ressources humaines et moyens matériels nécessaires. En ce sens, l’Etat est appelé à miser plus dans l’infrastructure (zones industrielles et logistiques, autoroutes, aides fiscales…) afin de renforcer l’attractivité du centre du Maroc. «Le territoire régional souffre d’un déséquilibre en matière d’investissement public. Pourquoi des villes comme Casablanca, Rabat et Tanger ont bénéficié respectivement de 27, 34 et 19 milliards de DH sous forme de financements publics pour les projets de tramways et du port Tanger-Med, ceci alors que Fès et Meknès n’ont profité, pour leur part, que de 10,5 milliards de DH et quelque 200 km d’autoroutes pour une région de plus de 40.000 km2 de superficie?», déplore Abdallah Bouanou. Néanmoins, les projets cités de Meknès, où le taux de chômage est de 18,5%, émanent tous d’une volonté royale. La vraie question qu’il faut se poser: quel est l’apport du gouvernement, en fin de mandat, pour cette région? Ou comment remédier à ses difficultés structurelles?

    Repositionnement

    Aujourd’hui, autorités et professionnels souhaitent repartir sur d’autres bases avec de nouveaux enjeux de repositionnement. La région Fès-Meknès, 4,2 millions d’habitants, relève le défi de la compétitivité de son territoire en jouant sur le développement de 3 secteurs clés, à savoir le tourisme, l’artisanat et l’agriculture. Auparavant classée 2e après Casablanca, en terme d’activité manufacturière, Fès se place aujourd’hui en 6e position devancée par l’émergence de nouveaux pôles (Tanger, Kénitra, El Jadida,…). Un glissement qui s’opère depuis la grève générale du 14 décembre 1990 et la mauvaise image entraînée par les fermetures d’usines et l’insécurité.

     

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