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    Société

    Que sait-on vraiment des météorites?

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4835 Le 15/08/2016 | Partager
    Météorites, perles du désert marocain, un premier livre sur le sujet voit le jour
    Origines, classification, croyances... l’écrivain décrypte l’univers des roches célestes
    Un recueil de 244 pages signé par le spécialiste Abderrahmane Ibhi et préfacé par Dr Alain Carion de Paris VI
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    «Météorites, perles du désert marocain» est le premier livre dédié aux météorites du Maroc. Il est signé par  le chercheur Abderrahmane Ibhi. La préface est d’Alain Carion, propriétaire de la plus grande collection privée de météorites exposée dans plusieurs universités européennes (Ph. A.I.)

    Le premier livre dédié aux météorites du Maroc vient d’être publié par l’Université Ibn Zohr (UIZ) et le Musée des météorites d’Agadir.  Composé de 244 pages, l’ouvrage vient combler un besoin et enrichir le répertoire bibliographique marocain. Il met en avant le patrimoine céleste marocain et en dévoile quelques mystères. C’est un travail de longue haleine signé par le scientifique et collectionneur Dr Abderrahmane Ibhi, professeur chercheur à la Faculté des sciences d’Agadir et responsable du Musée universitaire des météorites. «La lecture de ce livre donnera envie aux lecteurs de découvrir encore plus ce monde mystérieux et de partir à la chasse aux étoiles filantes», annonce l’auteur. «Météorites, perles du désert marocain» est le titre de ce livre de valorisation et de vulgarisation scientifique qui s’articule en trois parties principales. La première permet aux novices de maîtriser les bases pour comprendre ce sujet. Elle comporte notamment  une classification des météorites avec des éclaircissements sur leurs origines, leurs âges et leur identification. Et aussi les croyances développées autour de cette thématique. Quant à elle, la deuxième partie qui s’étale sur plus de 60 pages, dévoile l’essentiel à savoir sur les météorites du Maroc. Elle présente une étude scientifique et synthétique des roches célestes tombées et ou récoltées au Maroc. Et dont certaines sont particulièrement plus développées comme celle de Tissint, la plus chère météorite au monde.
    Enfin, la troisième partie est consacrée à la préservation et à la valorisation de la collection Ibn Zohr. Elle présente aussi, entre autres, un glossaire et un index pour faciliter la compréhension. Et des tableaux présentant les données sur les météorites du Maroc enregistrées entre 1932 et 2015.  Pour rappel, «Météorites, perles du désert marocain» est disponible en librairie pour la somme de 60 DH. Il est préfacé par Dr Alain Carion (Paris VI), propriétaire de la plus grande collection privée de météorites et exposée dans plusieurs universités européennes. Il est de même auteur de plusieurs ouvrages sur le même thème dont «Météorites» et «Les Météorites et leurs Impacts».

    Musée des météorites

    Le premier musée dédié exclusivement aux météorites a ouvert ses portes en février dernier à Agadir. Cet espace scientifique comprend une collection de 100 échantillons, représentant des masses principales, des fragments frais et complets, des pluies de météorites, des artefacts tels que les tranches, les lames minces et les sections polies d’une grande valeur scientifique. La collection, amassée sur une dizaine d’années par le Club d’astronomie de l’université, correspond à 9% à des chutes observées, et à 91% à des trouvailles, composées de météorites découvertes par hasard. Ces échantillons sont présentés dans sept vitrines selon leur classe. Des fiches de présentation permettent d’ailleurs au public  de découvrir le nom, la localité, les coordonnées GPS, la classe, le poids et le nombre de fragments. Ainsi que l’illustration photographique de chaque météorite (Cf. notre édition du 16/2/2016). Le Musée des météorites d’Agadir est un projet réalisé par l’Université Ibn Zohr, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le Club d’astronomie de l’UIZ et le Laboratoire de pétrologie métallogénie et météorites.

                                                                              

    Pour mieux comprendre

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    Chaque jour, les spécialistes recensent près de 230 météorites de plus de 10 grammes qui tombent sur Terre, essentiellement dans les océans. Autrement dit, chaque année, 84.000 météorites arrivent sur notre planète depuis l’espace,  selon la Nasa. Astéroïdes, météoroïdes, comètes, étoiles filantes, météorites...bien faire la distinction pour mieux comprendre les mystères de l’univers.
    Un astéroïde est un petit corps du système solaire composé de roches, de métaux et de glace. Il peut présenter une taille allant de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres. Lorsqu’un astéroïde se désintègre partiellement ou perd des fragments, il donne naissance à des météoroïdes. Selon la définition de l’Union astronomique internationale (UAI), ils correspondent à des «objets solides se déplaçant dans l’espace interplanétaire, d’une taille beaucoup plus petite qu’un astéroïde et considérablement plus grande que l’atome». Lorsque le météoroïde entre dans l’atmosphère se crée un phénomène lumineux et il change alors de nom en fonction de sa masse: si celle-ci est très faible de l’ordre du gramme c’est une étoile filante. Par contre, si elle est de l’ordre du kilo, on parle de météore.
    Selon les spécialistes, lorsque le corps n’est pas totalement désintégré à son entrée, des fragments peuvent toucher la surface de la Terre. A partir de là, ils parlent de météorite. Celle-ci, selon la définition de l’UAI, est «un météoroïde qui a atteint la surface de la Terre sans être vaporisé». C’est dans les déserts chauds et froids (antarctique et pôle nord) que les météorites sont le plus facilement détectées.  Un grand nombre de ces roches tombe au Maroc. Beaucoup sont retrouvées grâce à des nomades et sont célèbres auprès des chercheurs comme auprès des collectionneurs. C’est une véritable chasse au trésor qui est engagée au cœur du désert.

     

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