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Economie

Financement de l’économie
Hausse des liquidités, stagnation du crédit

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4832 Le 10/08/2016 | Partager
La montée des créances en souffrance attise la frilosité bancaire
La demande tarde aussi à s’affermir
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Le besoin en liquidités était satisfait par le recours à la banque centrale. Ce n’est que cette année que les banques ont quelque peu développé leur disponible

L’abondance des liquidités  ne dope pas l’investissement. Depuis plusieurs mois, le disponible en liquidités s’est amélioré  de 80%, soit près de 35 milliards de dirhams.  En effet, à fin mars 2016, il a atteint 9,2 milliards de dirhams. Selon les projections de Bank Al-Maghrib, l’état des liquidités du système bancaire s’est sensiblement amélioré et il devrait passer d’un déficit moyen de 16,5 milliards de dirhams à fin 2015 à une surliquidité de 20,9 milliards en 2016 et 47,1 milliards en 2017 (voir infographie). Alors que durant le premier semestre de l’année, les entreprises et les ménages ont réduit le recours au crédit bancaire. L’encours a crû de 1% par rapport à fin décembre 2015. Sur douze mois glissants (juin à juin), il marque une hausse de 2% à 792 milliards de dirhams contre 3% en moyenne sur les trois années précédentes.
Selon le Centre marocain de conjoncture (CMC), la  surliquidité bancaire est due à deux types d’impact: un quantitatif qui découle du fait que les banques acquièrent une capacité de prêt qui est plus grande. Alors que l’autre  concerne le taux d’intérêt. Ce dernier a connu une baisse à partir du troisième trimestre 2014, sans aucun impact sur le crédit bancaire. «Nous assistons sans conteste à une baisse généralisée des taux du crédit bancaire», note le centre.  
Aujourd’hui,  la faiblesse de la demande de crédit est l’un des facteurs qui expliquent ce décalage de financement. «Elle provient d’un manque de dynamisme de l’économie marocaine, ce qui réduit les opportunités d’investissement», expliquent les analystes du CMC.
Le deuxième élément qui explique le ralentissement du crédit est lié à l’offre. Les banques sont méfiantes en matière d’octroi de crédit puisqu’elles sont dans une phase  d’assainissement de leurs portefeuilles, suite à une hausse des créances en souffrance qui ont atteint  le niveau critique de 7,6% à fin février 2016.  Récemment, et pour encourager les PME, la banque centrale a réagi à cette situation.
Le taux de la réserve monétaire des banques a été porté à 4% au lieu de 2%, prévoyant de rémunérer la réserve additionnelle des banques les plus dynamiques en matière de distribution de crédit. En 2009, les créances en souffrance ne représentaient que 5% des crédits, contre 6,9% en 2011. Cette augmentation est en train de ralentir: le volume des créances en souffrance a augmenté de 10% entre février 2015 et février 2016, contre 18,4% l’an dernier.

 

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