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    Ambivalence

    Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5431 Le 15/01/2019 | Partager
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    Le gouvernement va-t-il s’interdire d’interdire l’opacité? L’inflexion politique qui est constatée sur les nouvelles obligations fiscales des commerçants a tout l’air d’une marche arrière.

    Même si le cahier des charges imposé par la loi de finances 2018 et entré en vigueur dès ce mois avait suscité beaucoup d’espoirs, notamment sur sa capacité à formaliser l’informel, la majorité semble désormais calmer le jeu.

    Elle redoute les conséquences d’un débat que ses protagonistes promettaient de rendre explosif, en distillant des menaces d’approvisionnement, voire de sanctions électorales.

    On perçoit assez bien que des pratiques d’un autre âge finissent par venir à bout des volontés de changement ainsi que des attentes d’une société qui ne sont plus ce qu’elles étaient hier. Celles-ci imposaient de nouveaux principes d’actions qui rendent la réforme justifiable à plusieurs titres.

    D’abord techniquement, la première mesure préconisée par la doctrine économique pour traiter les bulles spéculatives c’est celle de la transparence de l’information sur les stocks. Difficile d’y arriver avec l’archaïsme qui continue d’être entretenu dans les systèmes de facturation d’une grande partie du négoce.

    Ensuite, comment protéger l’égalité fiscale au sein de rapports de force qui basculent aux profits de ceux qui menacent ou vocifèrent le plus ou dont le lobby est le plus puissant? Cette logique ne contribue en réalité qu’à fragiliser le processus démocratique.

    Faire croire qu’il est possible de le conforter sans poser de limites réglementaires, relève de la pure démagogie. Or les hommes politiques continuent d’exceller dans cet exercice oubliant qu’ils doivent en principe être aux avant-postes lorsqu’il s’agit de tirer vers le haut.

    Cette affaire contribue finalement à décrédibiliser encore une fois les promesses de structuration de l’économie marocaine. Avec en prime une ambivalence, où les réformes sont attaquées par ceux-là même qui s’en défendent.

     

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