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    L'Edito

    Malgré nous

    Par L'Economiste| Edition N°:1914 Le 10/12/2004 | Partager

    Le Forum de l’avenir pourrait constituer un tournant décisif vers le progrès pour l’ensemble de la région. Le problème entre le monde arabe et l’Occident est que, durant tout le XXe siècle, ils se sont essentiellement perçus comme des adversaires et non comme des partenaires. La globalisation en cours, comme l’entrée de l’Inde dans la course, changent complètement la donne. L’Occident commence à réaliser qu’il est organiquement lié au monde arabe et que les perturbations dans cette région ont inéluctablement des répercussions en Occident. En conséquence, dans cette perspective de la compétition entre l’Asie et le reste du monde, l’intégration du monde arabe dans la sphère occidentale est un enjeu stratégique déterminant. Ben Laden l’a bien compris: son objectif essentiel n’est-il pas de forcer à tout prix la rupture entre l’Occident et le monde arabe!?L’intégration du monde arabe dans la sphère occidentale ne doit pas se faire malgré nous, car elle ne peut qu’être porteuse de progrès. De plus, en cours de route, la civilisation arabe et musulmane ne peut qu’apporter ses valeurs et richesses à l’espace commun qui se dessine.Deux dangers majeurs menacent ce schéma idéal. Le premier danger vient des dirigeants arabes actuels. Les élites dirigeantes arabes se sont installées dans une position de colons à l’égard de leur propre population: il n’est pas certain qu’elles coopèrent au changement…Le deuxième danger est que la maladresse occidentale fait que le changement est vécu comme un viol culturel par les populations cibles, à cause des méthodes et de la violence utilisées pour faire passer ce changement. La modernisation du monde arabe, dans cette logique, est dans l’intérêt de l’Occident, mais ce n’est pas une raison suffisante pour qu’il choisisse la voie de la force pour y parvenir, car cette modernisation est également dans l’intérêt des peuples arabes et c’est avec eux qu’il faut dialoguer.Abdelmounaïm DILAMI

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