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L'Edito

Alphabètes

Par L'Economiste| Edition N°:1948 Le 31/01/2005 | Partager

Un jour ou l’autre, chacun devient analphabète, même les fiers ingénieurs et managers. C’est une question de temps. Alors autant observer la lutte contre l’analphabétisme de base. Notre enquête révèle que de bons ouvriers, qui avaient bâti leur vie sur la force de leurs muscles, se trouvent menacés. Car il n’y a plus de travail physique seul: celui qui soulevait les cartons doit aujourd’hui savoir lire les étiquettes pour ne pas se tromper de rayons. Même le ménage dans les hôtels exige d’écrire un rapport sur le drap changé et la savonnette posée. Voilà pourquoi des milliers de manœuvres suivent des cours d’alphabétisation, après leur journée de travail et leurs soucis familiaux. Leurs entreprises les aident, en payant les formateurs et aménageant les horaires. Elles sont citoyennes et sociales. Elles investissent dans la formation continue la plus compliquée, et ne jettent pas leurs ouvriers qui ne sont pas rentables, contrairement aux accusations de ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise.Si un ouvrier de 50 ans aidé par son entreprise peut passer de rien à la lecture, n’importe quel autre peut passer d’un métier qui se perd à un autre qui monte. La reconversion est la règle de notre temps, et le plus qualifié d’entre nous doit être prêt à changer de poste ou de métier tous les quatre ou cinq ans, et à payer le prix en se formant et se reformant. Même en haut des hiérarchies, et surtout là. Or un beau diplôme obtenu à 25 ans et l’orgueil persuadent que l’on sait tout. Voilà comment des dirigeants, du privé ou des administrations, prétendent travailler dans la mondialisation, mais sont analphabètes en anglais, ou dans l’envoi d’e-mails. Et au-delà des outils, par suffisance, ils peuvent ignorer l’écoute du client ou la motivation des équipes... ce b.a.-ba de la gestion a aussi ses analphabètes.Khalid BELYAZID

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