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    Par L'Economiste| Edition N°:3034 Le 28/05/2009 | Partager

    Théières, babouches, broderies, passementerie… nos produits d’artisanat sont actuellement très tendance en Europe. Une mode sur laquelle le ministère de tutelle veut surfer, en multipliant les présences dans les salons et surtout dans les supermarchés chic. Car l’exotisme fait vendre.En dépit de cet intérêt, les potentiels à l’export de ce secteur sont loin d’être atteints: à peine 1,7 milliard de DH actuellement contre 17 milliards de DH demain si les choses sont bien faites. Toutes les études aboutissent à un constat: le Maroc exporte très peu les produits de son artisanat. Et pour changer la donne, tout le monde est conscient de la nécessité de rechercher de nouvelles niches, de conquérir de nouveaux marchés, d’adapter les produits au goût des consommateurs. Cette démarche est essentielle, particulièrement en période de crise. Reste que tous les efforts entrepris seraient vains s’ils ne sont pas accompagnés par une action en profondeur en direction de ce secteur rongé par l’informel. A peine une centaine d’entreprises sont structurées. Un chiffre insignifiant mais qui montre l’ampleur du travail qui reste à mener auprès des différents partenaires. Les chambres d’artisanat, sous la pression des enjeux politiques, sont devenues au fil du temps des coquilles vides et donc quasi inutiles. La grande erreur que le Maroc ait commise par le passé est d’avoir été intéressé par les produits et par l’argent qu’ils engrangent. Et les artisans dans tout cela? Rien. Aujourd’hui, il est temps de les faire sortir de l’ombre et de changer leur image et leur statut. Une piste que veut emprunter le ministère de tutelle.En attendant, les artisans sont sur-exploités, sans droit social et vivent dans une pauvreté extrême. Et c’est pire lorsqu’il s’agit de femmes qui gagnent par mois la moitié du prix d’un produit exposé dans une vitrine européenne.Mohamed CHAOUI

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