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    L'Edito

    Tsunami

    Par L'Economiste| Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

    Il faut bien le dire, l’image du Maroc a été ravagée par un tsunami médiatique auprès de nos deux principaux partenaires: les Espagnols et les Français sont persuadés que les Marocains sont des bourreaux, se donnant du plaisir à maltraiter les migrants. Ils ont vu cela tous les midis et tous les soirs à la télé, sur toutes les chaînes; ils ont lu cela toute la semaine dans leurs quotidiens et les magazines en ont remis une couche pour le week-end.Des immigrés brûlent vifs dans deux immeubles à Paris, Madrid ne trouve pas gênant d’utiliser une «camisole chimique» pour les expulsions, les gardes-frontières américains tirent à balles réelles sur les clandestins. Des faits qui donnent aussi des débats et des images. Mais il y a une grande différence avec le Maroc: ces pays n’ont pas d’image négative préétablie, leur réputation n’est pas vraiment ternie par ces exactions, tandis que pour le Maroc, c’est toute une autre histoire. Au Maroc, de Tanger à Lagouira, tout le monde sait qu’avec un même événement, les conséquences ne sont pas les mêmes selon le pays. C’est injuste et c’est même stupide, mais c’est comme ça. Et il faut faire avec.La plupart des diplomates marocains en poste en Europe ont vu venir le coup, parfois depuis la mi-août. Certains ont demandé des instructions à Rabat: aucune réponse claire.Il a fallu attendre que le tsunami médiatique ait déjà bien ravagé l’image pour qu’enfin Rabat expédie un ministre, Benabdallah, et lance son corps diplomatique dans la bataille. Ils ont été bons, francs et sérieux, mais c’était trop tard. C’est avant que les digues ne cèdent qu’il faut intervenir. Pas après pour écoper l’eau à la petite cuillère!A chaque fois, c’est le même scénario: hésitations, conflits de compétences et finalement une décision trop tardive. Voilà quarante ans que cette mauvaise gouvernance dure. La différence aujourd’hui, c’est que la mondialisation ne pardonne pas.Nadia SALAH

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