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L'Edito

Trop, c’est trop!

Par L'Economiste| Edition N°:2343 Le 18/08/2006 | Partager

EN 2010, «le Maroc produira 10.000 ingénieurs»: la promesse en est régulièrement faite par toutes les instances gouvernementales. Il faudra bien ça car avec les grands chantiers, le plan Emergence, le programme touristique… sans compter le sous-encadrement technique chronique dans les entreprises qui existent déjà, les besoins vont être vraiment très pressants.Il y a juste un petit problème de rien du tout: l’Education nationale n’a pas l’air d’être au courant. Certes, son ministre et ses hauts cadres font bien chorus avec le reste du gouvernement, mais sur le terrain, personne ne suit. En effet, pour sortir 10.000 ingénieurs dans quatre ans, dans quatre petites années scolaires, il faudrait les faire rentrer dès septembre 2006 dans les écoles adéquates. Mieux, il aurait fallu faire jouer les orientations scolaires à la fin du collège, c’est-à-dire au cours de l’année scolaire 2003-04! Et rien n’a été préparé, vraiment rien du tout.Pas la peine d’être grand clerc pour comprendre: c’est déjà trop tard. On aura une crise de recrutement avec tout ce que cela engendre de désordres et de risques sur la qualité de ce que le Maroc devra produire, dans un monde encore plus compétitif qu’aujourd’hui.L’Education nationale a raté l’occasion de faire son travail, va-t-elle se rattraper, monter des solutions de remplacement, en un mot faire face à la situation d’urgence que son imprévoyance est en train de créer?Pas le moins du monde. Elle se contente d’enregistrer le fait que les jeunes préfèrent les bacs littéraires parce qu’ils «préfèrent les bacs littéraires»: nous voilà bien avancés! Serrés de plus près, les hauts fonctionnaires de ce ministère cherchent à s’en tirer en disant qu’une société harmonieuse a besoin de poètes et d’artistes! Là trop, c’est trop, c’est la responsabilité politique du ministre qui est engagée.Nadia SALAH

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