×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Thomas Cook

Par Nadia SALAH| Edition N°:5600 Le 25/09/2019 | Partager
nadia_salah.jpg

Les Britanniques ont-ils fait exprès de coder la faillite de Thomas Cook, «Matterhorn»? Veulent-ils rapprocher cette chute d’un scandale dans le Londres victorien entre Oscar Wilde et le Marquis de Queensberry (scandale que nous ne conterons pas ici)?

La faillite du plus vieux voyagiste du monde est aussi la faillite du plus grand des voyagistes. Thomas Cook a été débordé par les nouveaux venus des réservations en ligne, alors qu’elle était sur le Net depuis 1992, première à y vendre des billets. Mais elle n’avait pas deviné qu’il fallait aussi de puissantes campagnes de notoriété chez les médias classiques, pour contrebalancer la dispersion qu’impose de fait le Net.

La faillite est énorme. Pour donner une idée de sa taille, rien que les pertes des six premiers mois de 2019, équivalent à 23 milliards de DH, presque le budget annuel des FAR-terre-air-mer.

C’est d’ailleurs là, dans les finances, que les conséquences bousculeront le Maroc. Et ce à deux niveaux: les réservations et les paiements.

Thomas Cook amenait quelque 150.000 clients (Cf. L’Economiste du 24 septembre 2019). C’est beaucoup. Il faudra du temps pour reconstruire les réseaux. Il faudra sans doute re-moduler les campagnes de communication pour attirer d’autres réseaux.

Et, peut-être, faudrait-il en arriver jusqu’à réveiller le ministère du Tourisme, dont le ministre UC voudrait pourtant être reconduit dans le prochain gouvernement!

Heureusement, l’Office national marocain du tourisme, ONMT, lui, est déjà à la manœuvre.

C’est aussi des pertes financières, estimées à 200 millions de DH.

A ce niveau financier, à Londres, il y a justement quelque chose comme un égarement ou une folie. Ce sont des hedge funds qui ont décidé la mise à mort de l’entreprise, et ce, alors que le plan de redressement était acté. Cette manœuvre relevait du chantage. Le but est évidemment le dépeçage. Comme les vautours. Ce qui est aussi un scandale.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc