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L'Edito

Têtes

Par L'Economiste| Edition N°:1262 Le 06/05/2002 | Partager

C'est étonnant, mais c'est comme ça: ce sera la troisième fois seulement, de tout son mandat, que le Premier ministre viendra devant le Parlement. Il y défendra un projet d'assurance-maladie. Derrière ce projet repêché in extremis avant la fin de la législature, ce sont évidemment la politique et le bilan social que le gouvernement joue devant les élus. Il y a quatre ans de cela, chacun pensait que le gouvernement d'alternance allait avoir à coeur d'être présent, sinon devant les électeurs, du moins devant leurs représentants. De même, chacun pensait qu'un gouvernement sortant de l'opposition et ayant fait des questions sociales son fonds de commerce, aurait eu à coeur de lutter contre les rigidités, de faire bouger les mentalités d'un autre âge, profondément ancrées dans les réflexes sociaux, et qui sont un terrible handicap à la compétitivité du Maroc. En lieu et place de la modernisation des relations de travail, c'est à la précarisation du travail lui-même que le Maroc doit d'avoir ralenti sa progression du chômage. En lieu et place de la modernisation financière, on a vu s'effondrer la bourse qui pourtant est le meilleur moyen de promouvoir les entreprises modernes en remplacement du "capitalisme de rente", voire de "copinage". Dans la panoplie des réformes sociales restées en suspens ou franchement stoppées par le gouvernement d'alternance, l'assurance-maladie obligatoire, celle qui avait, et a encore, le moins de chances de réussir. Mais l'urgence de la campagne électorale, la mauvaise maîtrise des calendriers durant quatre années entières, le handicap des jeux partisans, le retour des pratiques sectaires, l'absence d'opposition digne de ce nom… font que c'est l'AMO que le gouvernement va devoir promouvoir pour se redonner une image de modernisation sociale.Tout ce qu'il faut espérer, même si le système électoral ne renouvelle pas les têtes, c'est que la prochaine législature renouvelle ce qu'il y a dans ces têtes.Nadia SALAH

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