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    L'Edito

    Tentation

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5515 Le 14/05/2019 | Partager
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    La persistance de la crise des délais de paiement reste l’un des visages les plus repoussants de l’économie marocaine. Les chiffres des organismes d’assurance-crédit, comme ceux d’Euler Hermes, se succèdent et disent à peu près la même chose: la situation ne s’améliore pas.

    L’on peut bien évidemment se contenter de l’éternelle lecture d’un baromètre plus sensible que d’autres à la conjoncture. En réalité, le débat n’est jamais définitivement clos. Tout d’abord, l’on constate encore une fois que les traitements réglementaires ne sont pas la solution et n’arrivent pas à discipliner les mœurs.

    Difficile de se défaire de cette image: le recours intensif au crédit interentreprises est avant tout un indicateur des systèmes orientés banque et non ceux orientés marchés. L’ampleur de cette zone grise varie selon que l’on se situe dans un marché financier suffisamment développé ou pas.

    Dans le premier scénario, le crédit fournisseur intervient en complément du crédit bancaire seulement. Dans le second, il s’y substitue. Grave anomalie, et c’est ce qui se passe dans le contexte marocain.

    Inquiète face à cette dérive, la Banque centrale multiplie les mises en garde sur les difficultés de  trésorerie des PME, lesquelles sont surreprésentées dans les défaillances d’entreprises. Sauf que le volontarisme produit peu d’effets sur le terrain.

    A sa décharge, le financement bancaire a aussi ses propres arguments; le coût du risque et les exigences prudentielles, sur lesquels le même régulateur maintient la pression.

    En attendant, garder l’argent de son fournisseur est beaucoup plus facile et plus bon marché que de recourir au crédit bancaire, y compris en tenant compte d’éventuels taux d’escompte. La tentation est belle…

     

     

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