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    Par L'Economiste| Edition N°:2295 Le 12/06/2006 | Partager

    Il y a comme quelque chose d’anormal entre l’impulsion que les pouvoirs publics veulent donner à leur action et les réalités du terrain. On en vient à se demander si la bureaucratie n’est pas le plus grand frein à l’initiative dans ce pays ou si ceux qui conçoivent les textes de loi ont encore une quelconque prise sur la réalité quotidienne. Juste quelques exemples pour illustrer ce décalage. Il y a quelques semaines, le gouvernement annonçait en grandes pompes une initiative sur l’emploi des mineures (petites bonnes). Dans son esprit, rien à dire. Il s’agit de mettre fin à l’exploitation des «bonnes» et, indirectement, de leur assurer un minimum de conditions décentes au travail et de couverture sociale. Or, que constate-t-on sur le terrain? Les rares ménages qui ont cherché à déclarer leur personnel domestique à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) se sont heurtés à la complexité bureaucratique. Pour immatriculer sa «bonne», son chauffeur ou son jardinier à la CNSS, il faut créer une entreprise et être inscrit au Registre du commerce! A ces conditions, 2/3 des ménages du pays se transformeraient en SARL. Et même pour les plus motivés, il y a de quoi être découragé. Prenez le programme auto-emploi censé lutter contre le chômage massif des jeunes diplômés. Le gouvernement se fixe l’objectif de création de 10.000 toutes petites entreprises (TPE). Il a dégagé des moyens financiers. Mais tout ce processus pourrait se heurter à la dure réalité du terrain, lorsque ces jeunes promoteurs vont devoir solliciter une existence ou une domiciliation fiscale (numéro de patente). Impossible de se faire domicilier chez soi si l’on n’est pas propriétaire de son logement. Et comme, en face, l’offre compétitive des locaux professionnels est inexistante, on devine la suite. Il faudra envisager bientôt le concept d’entreprise «SDF». Abashi SHAMAMBA

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