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L'Edito

Retraites

Par L'Economiste| Edition N°:2622 Le 02/10/2007 | Partager

Une énième investigation va être lancée sur la pérennité des régimes de retraite! Les appels d’offres sont en cours de lancement, et on ne peut que s’étonner.En effet, on sait déjà à peu près tout de ce qu’il y a à savoir, depuis le temps que dure la question. Il faut reconnaître au gouvernement sortant et personnellement au Premier ministre Jettou, son courage politique d’avoir lancé le traitement et la sécurisation des caisses autonomes des entreprises publiques, d’avoir enfin réglé l’impossible quadrature du cercle des retraites des fonctionnaires. Il fallait de l’audace et de la détermination pour s’y attaquer après 30 ans de négligences et d’incurie!Mais l’arrivée de cette énième étude jette une ombre: pourquoi refaire ce qui a déjà été bien exploré? Le gouvernement, dont plusieurs membres seront certainement reconduits, veut-il se donner encore des délais et recommencer à traîner sur ces questions pourtant urgentes? Paradoxalement, le Maroc a la chance d’avoir les syndicats qu’il a. En France, ils s’arrangent pour faire échouer toutes les réformes! Au Maroc, cependant, nous avons une configuration démographique plus dangereuse et plus risquée qu’elle ne l’est en France. Dans l’Hexagone, le vieillissement de la population a commencé depuis longtemps et va durer encore longtemps, ce qui veut dire que la transition est douce. Dans le Royaume, la transition est courte, brutale et violente. En une poignée d’années, le Maroc va se retrouver avec une très forte augmentation des classes âgées, sans compensation avec une arrivée de jeunes. Tout joue en même temps contre nous: moins de naissances, plus de célibat des femmes et allongement de l’espérance-vie . Dans le même temps, l’opinion publique admet de moins en moins la pauvreté et les risques sociaux. Elle en fait donc une question politique et rencontre là une préoccupation majeure du Souverain.Nadia SALAH

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