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L'Edito

Respiration

Par L'Economiste| Edition N°:3367 Le 22/09/2010 | Partager

France Télécom, qui avait été un perdant fort désagréable lors de la privatisation de Maroc Telecom, trouve une place au Maroc, avec sa prise de participation, via Orange, dans Méditel. C’est important, mais ce n’est pas le plus important de cette affaire. Ce qui retient l’attention, c’est ce que l’on pourrait appeler la respiration du capital privé au Maroc. L’idée dominante, que l’on trouve reproduite partout, est que le capital privé marocain est figé, essentiellement dans des mains de familles, lesquelles pour de pures questions de pouvoir, préféreraient la ruine de leur patrimoine à son développement par l’investissement et/ou l’ouverture. Qu’il y ait des cas de cette sorte, c’est inévitable, c’est normal. Que le modèle soit dominant, c’est faux.L’évolution du capital de Méditel qui est transparente (bien qu’elle ne soit pas cotée en Bourse: encore un a priori qui tombe!) est donc connue de tous. Elle permet d’observer ouvertement les principes de fonctionnement. L’entreprise comme le groupe ont un homme de référence, leur président, Othman Benjelloun. S’il le veut, son pouvoir est absolu. A-t-il pour autant mis cette capacité au service de ses caprices? Certainement pas. Depuis plus de quarante ans, il confond son ambition personnelle avec celle de son groupe. Cette identification, qui est loin d’être rare au Maroc, montre en quoi les entreprises familiales ont des ressorts de résilience et croissance que n’ont pas les entreprises dirigées par des managers salariés. On ne le dit pas assez.Sans épuiser le sujet, regardons pour finir les modifications du tour de table. Les compagnons de Financecom ont souvent changé. L’entreprise a continué à tourner. Mieux, une entité publique, la CDG, est venue prendre le relais entre deux actionnaires privés. Résultat: l’entreprise n’a pas souffert des changements dans son actionnariat.Une respiration prudente et diligente du capitalisme local.Nadia SALAH

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