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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:3159 Le 30/11/2009 | Partager

La gestion de la crise et de l’après-crise. Voilà un terme qui aura été particulièrement à la mode cette année. L’avant-crise n’est pourtant pas moins intéressant à analyser. Le gouverneur de la Banque centrale, Jouahri, a bien raison à ce titre de nous interpeller sur nos qualités mais sur nos défauts aussi. A première vue, c’est moins pire que ce qui est attendu. Mais derrière ce constat rassurant, il faut savoir capter des messages beaucoup plus sibyllins. On le sait bien: ceux qui voudraient voir dans ce ralentissement une certaine résistance de l’économie se sont trompés. Dans beaucoup de secteurs, le manque de compétitivité, les problèmes, sont beaucoup plus structurels et l’effondrement conjoncturel des ventes ne contribue finalement qu’à mettre à nu des blessures plus profondes. Il ne faut donc pas que les réponses de circonstance prennent le pas sur des mesures de fond pour les cicatriser. Oui, il y a des machines à l’arrêt dans certaines filières, oui les délais de paiement sont une véritable plaie qui obère la trésorerie des entreprises (une réelle crise que le gouvernement devrait prendre à bras-le-corps). Mais il y a aussi d’autres freins connus (faible ouverture sur les marchés extérieurs, faible encadrement, faible capacité d’investissement…) qui grèvent le potentiel de croissance. Le diktat de l’invasion de produits chinois, de nos faiblesses à l’export ne s’explique pas autrement. Il est aujourd’hui important d’élever le débat au-delà des incantations apocalyptiques que prêchent tardivement certains groupements professionnels, souvent lorsque le mal est déjà fait. En réalité, pas besoin d’attendre à chaque fois des années de disette pour entamer de profondes restructurations. Rien qu’aux PME, il faut le reconnaître, l’Etat consacre beaucoup plus de moyens que ce qui est prévu pour les entreprises en difficulté dans le cadre du comité de veille. Sur ce chantier les besoins sont importants, mais il faut gérer la règle et non l’exception. Mohamed Benabid

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