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L'Edito

Réactivité

Par L'Economiste| Edition N°:1183 Le 11/01/2002 | Partager

La situation dramatique de la Comanav pose, comme pour bien d'autres canards boiteux du secteur public, le problème de la responsabilité de l'Etat actionnaire. Le transporteur maritime, naguère fleuron de l'économie nationale, est virtuellement en cessation de paiement au point de ne pouvoir payer les salaires (voir www.leconomiste.com).La Comanav n'est pas malheureusement un cas isolé. Elle vient s'ajouter à la déjà longue liste des entreprises publiques en déconfiture: CIH, CNCA, SODEA, BNDE, RAM... Si chacune de ces entreprises est un cas particulier, le dénominateur commun se situe au niveau de la défaillance des conseils d'administration et de l'Etat actionnaire. Organes d'orientation et de pilotage, ces conseils se sont avérés en réalité être des chambres d'enregistrement se contentant d'approuver le budget et d'adopter des résolutions standardisées préparées plusieurs semaines à l'avance. Il va sans dire que l'on ne fera pas l'économie d'une réforme en profondeur de ces organes et de la responsabilisation du management des établissements publics. Tout comme celle du toilettage des relations bizarres qu'entretiennent des établissements publics et les administrations centrales. Un ancien ministre reconnaissait qu'il payait le complément des primes de ses collaborateurs sur le budget d'un office sous sa tutelle avant d'ajouter que “c'était une pratique courante”.Quant à l'Etat actionnaire, défaillant sur tous les plans, il se transforme en pompier financier en dernier ressort.Par ailleurs, faute de réactivité, il met en péril la situation des entreprises qui tentent de se restructurer. La RAM aura attendu 7 ans pour avoir la promesse de libération de la première tranche d'augmentation du capital. Quant à la Comanav, elle est au bord du naufrage. La compagnie n'a touché que 33 des 150 millions de dirhams promis depuis 1993. Quelle réactivité!Abashi SHAMAMBA

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