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L'Edito

Questions nécessaires

Par Nadia SALAH| Edition N°:5863 Le 13/10/2020 | Partager
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Puisqu’il avait décidé de s’exprimer, on attendait du ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, une réflexion sur les temps présents.

El Mostafa Ramid aurait pu parler de l’état d’urgence sanitaire. C’est une phase terriblement dangereuse en période de démocratisation.

Les Marocains l’ont bien senti. Les plus âgés ont raconté ce que furent les états d’exception ou d’urgence des années 1960-70. Cette référence a ajouté des sentiments de peur et d’abus politique et sécuritaire à la crainte, bien légitime, du virus et de la faillite économique.

Le ministre d’Etat, c’est-à-dire mandaté pour s’occuper de tout, aurait dû traiter de la gestion gouvernementale des fonds colossaux mis à sa disposition. Et tout spécialement ceux qui ont été confiés à la Santé, dont, hélas, on connaît tous les incompétences de gestion. 

El Mostafa Ramid aurait aussi pu, en tant que ministre des Droits de l’Homme, traiter de l’équilibre entre les devoirs envers la santé des personnes et ceux, tout aussi impératifs envers l’économie ou la lutte contre la pauvreté. Si le ministre d’Etat n’avait pas de position personnelle sur ces sujets, il aurait pu analyser ces questions telles qu’elles sont posées par l’équipe d’El Othmani.

En tant que croyant, en tant que juriste et en tant que ministre d’Etat, Ramid aurait été une personnalité parfaitement légitime pour partager ses réflexions et/ou celle de l’équipe gouvernementale.

Pour être honnête et consciencieux, le ministre aurait au préalable dû s’interroger sur ses fraudes envers le système social. Mais c’est un autre monde, une autre histoire.

Au lieu de cela, il a souhaité le rapprochement  gouvernement/Parlement, au mépris de la séparation des pouvoirs. Oups!

 

 

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