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L'Edito

Questions

Par L'Economiste| Edition N°:2655 Le 20/11/2007 | Partager

Le ministre des Finances défend l’idée que le projet de budget est un projet de croissance. Ce n’est que très partiellement exact. Avec des dépenses à caractère social comprises entre 50 et 60%, il est évident qu’il s’agit davantage d’un budget de redistribution que de croissance.Bien sûr, il faut dans ce domaine se garder du dogmatisme étroit: il est des investissements dont l’effet est très social comme il est des dépenses de redistribution qui ont un vrai effet de croissance.Il n’empêche! Le ministre Mezouar nous repeint un peu la réalité de son texte pour le faire mieux passer auprès des députés, à qui, il faut le reconnaître, on fait avaler beaucoup de choses sous le couvert du mot magique de croissance. Mais cela, c’est entièrement de la faute des députés, pas de celle du ministre qui n’est que dans son rôle en présentant son projet sous le meilleur jour possible.En revanche, ce que le ministre n’a sans doute pas assez développé auprès des élus de la nation, c’est le changement de point de vue dans la façon de penser un budget. Ce changement s’est fait insensiblement depuis quelques années, sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre Jettou. L’évolution vient de toucher son but avec le texte actuellement en discussion. Grosso modo, l’enjeu cesse d’être le montant du déficit. Il est remplacé par la création de valeurs. C’est typiquement la manière de penser des chefs d’entreprise, Mezouar en est un. Le vrai problème est de savoir si un Etat se gère comme une entreprise ou pas. Certes, cette approche efface la distinction entre dépenses de redistribution et dépenses d’investissement. Mais les questions de fond demeurent: est-il juste, est-il de bonne stratégie d’effacer cette distinction? L’évolution a été une réussite, va-t-elle continuer dans une deuxième année de sècheresse et un pétrole aussi cher? Seuls les élus sont en mesure de poser ces questions et d’exiger des réponses.Nadia SALAH

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