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    L'Edito

    Psychologie

    Par L'Economiste| Edition N°:1715 Le 01/03/2004 | Partager

    Le tremblement de terre d'Al Hoceïma a certes été une catastrophe naturelle. Mais ce sont des moments de crise comme celui-là qui mettent à l'épreuve la capacité d'organisation, d'initiative et de sens de l'à-propos de l'Etat.Il faut bien comprendre que les citoyens concernés par une telle catastrophe se trouvent projetés dans un désarroi total. Ils vivent des événements qui les désarment et les dépassent totalement. Leurs besoins sont de deux ordres, matériels, bien sûr, mais aussi psychologiques.Ils ont besoin d'aliments, de vêtements, de soins… Ils ont également besoin de sentir que leur détresse est prise en charge, qu'ils seront aidés et soutenus pour affronter l'avenir. Ils ont besoin de sentir qu'ils ne sont pas seuls.L'élément psychologique est fondamental. Il est aussi important sinon plus important que l'élément matériel. Il faudra tout de même s'en rendre compte: la psychologie des personnes fait partie des droits de l'homme! Et la psychologie des foules est l'apprentissage minimal d'un Etat de droit!Si les secours sont effectivement arrivés sur place rapidement, ils n'ont pas été mis à disposition des gens rapidement. Au niveau de l'organisation, l'Etat a été pris au dépourvu. De même, il n'a pas su rassurer la population, sur le plan psychologique, par un discours crédible.Nul ne peut reprocher leur colère aux citoyens victimes de cette catastrophe. Après tout, cette colère est restée dans les limites d'une expression civilisée et les forces de l'ordre, dans la majorité des cas, ont su garder leur sang-froid en payant de leur personne pour limiter les conflits. Il importe maintenant de tirer les leçons de nos faiblesses devant de telles situations. Dans un Etat autoritaire, les choses auraient été simples. Mais ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, l'expression des conflits et contradictions est naturelle. Il faut que l'Etat apprenne à gérer démocratiquement les catastrophes et les situations de crise.Nadia SALAH

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