×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Promotion

    Par L'Economiste| Edition N°:763 Le 09/05/2000 | Partager

    Dure dure la promotion. Pour devenir directeur, un ouvrier doit trimer deux fois plus que les autres, subir les chefs et se taire, aller au cours du soir au lieu du foot... La promotion a un prix, et plus on part de bas, plus il faut suer pour monter. Il en est ainsi pour les individus comme pour les pays. Ceux, comme le Maroc, qui veulent vivre et travailler dans les standards des pays développés doivent payer le prix, très élevé car international.Un révélateur en fut le grand congrès "Audit social et progrès du Management" tenu ces derniers jours à Marrakech, par plus de 200 spécialistes de la gestion des ressources humaines. Il y est apparu que les Maghrébins vivent dans des planètes sociales différentes de celles des Européens. Pourtant, les organisateurs, les membres de l'AGEF, professionnels compétents, opèrent dans les entreprises marocaines, grandes et structurées, de l'industrie ou des finances.Mais dans les lois et la culture du travail, un fossé nous sépare de la "classe UE" où le Maroc veut être promu. Nous voulons une promotion sur les droits: rémunérations, protection sociale, recyclage, initiative, épanouissement dans le travail... Nous craignons celle des obligations: rendement, mobilité, risque, sanction de l'échec, compression des effectifs. Le social n'est plus humaniste, c'est du management calculateur. Et ce n'est qu'ainsi que l'on produit et l'on vend dans la mondialisation. C'est dur pour les individus. Ça l'est aussi pour les entreprises qui doivent gérer des compétences, et non des disciplines ou des soumissions. Ça l'est enfin pour les Etats, qui doivent réguler des acteurs sociaux agités pour être productifs, et non bâtir une "paix sociale" illusoire sur des entreprises et des syndicats assoupis.C'est plus qu'un examen, c'est un concours qui ouvre cette promotion. Y participent les Asiatiques, les Européens de l'Est... et on ne peut compter sur aucun piston.Khalid BELYAZID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc