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L'Edito

Présence

Par Nadia SALAH| Edition N°:5454 Le 15/02/2019 | Partager
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Les Marocains n’ont pas oublié ce petit geste, quand la reine Sophie, mère de l’actuel Roi d’Espagne, a tendu son mouchoir à Mohammed VI, si ému lors des obsèques de feu Hassan II.

Plus tard, les relations avec Madrid se firent moins touchantes, comme les relations avec les autres partenaires puissants du Maroc.  La règle est universelle: un nouveau pouvoir s’installe et les autres, sous couvert d’aide bien sûr, tentent de tirer quelque avantage. Il faut de l’adresse des deux côtés pour éviter de détruire ce qui existait. Surtout s’il y a une île minuscule, nommée Persil, entre eux.

Quoi qu’il en soit, les batailles de tomates n’occupent plus le devant de la scène, même si les parents espagnols promettent le retour des «Moros» à leurs enfants turbulents.

Rien de mieux que de se rencontrer, à l’instar, par exemple, du travail de la Fondation Tanja, de Rosa Canadas, une Barcelonaise née à Tanger. Ou encore des initiatives des Chambres de commerce, à condition que la partie marocaine, toujours tentée pour aller à Paris, mette plus d’empressement pour se rendre en Espagne: 15/20 invités,  5/6 présents! Certes les affaires se font et se font bien, puisque Madrid est devenu le premier partenaire du Maroc, en dépit de la barrière linguistique.

Etre présent plus souvent, pas seulement en tant que vacanciers (oui! l’Espagne est plus compétitive que le Maroc!), est essentiel.

En effet, les Marocains ont à nouveau à faire face à des images terribles: clandestinité, immigration ou terrorisme. Quand ce n’est pas l’idée d’un grand méchant loup opprimant de pauvres petites gens dans le Rif et au Sahara.

Ces clichés affectent peu les gouvernements madrilènes, mais nettement plus ceux des régions. Il faut pourtant s’en méfier comme de la peste, car les partis populistes s’en servent pour leur propagande. Or ces partis servent d’appoint aux alliances. Ce qui leur donne souvent plus de pouvoir que d’électeurs, comme au Maroc.

 

 

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