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L'Edito

Précaution

Par L'Economiste| Edition N°:3399 Le 05/11/2010 | Partager

L’échafaudage déployé par les autorités marocaines pour solvabiliser la demande dans le logement social est sérieusement mis à mal. Après plusieurs années de bons et loyaux services, la machine Fogarim semble s’enrayer. A qui la faute? Aux bénéficiaires qui se méprennent sur la vocation de ces prêts garantis? Aux banques qui ne veulent pas trop prendre de risque comme semble le leur reprocher la vox populi? Face à la montée des défauts de paiement, les autorités doivent sans doute monter au créneau. On le sait, dans notre pays, la crise de l’immobilier, même si le secteur n’a pas entièrement sorti la tête de l’eau, s’est relativement atténuée. Celle, beaucoup plus structurelle, du logement est, en revanche, loin d’être traitée. Et la demande concentre en premier lieu le logement social principal concerné par le Fogarim. Population pour laquelle l’acquisition d’un logement est proprement impossible si elle n’est pas solvabilisée. Certes, la formule a pu tout de même bien tourner au cours de ces 7 dernières années avec près de 8,8 milliards de DH accordés. Mais il ne faudrait pas, au moment où les attentes sont aussi fortes, que la mobilisation retombe. Il est tentant d’en faire porter le chapeau au secteur bancaire. Trop facile. Si les banques sont attentives, c’est que l’environnement prudentiel de plus en plus contraignant, les y accule. L’on ne peut objectivement demander à ce secteur de renforcer significativement la gestion de ces risques et lui reprocher de baisser le débit du robinet de crédit. Toute la difficulté pour ces dispositifs de soutien c’est d’expliquer aux candidats que l’approche est plutôt «apprendre à pêcher» et non «donner du poisson». On l’avait bien vu il y a quelques années avec les crédits jeune promoteur lorsque les candidats commençaient à se servir de l’argent emprunté pour financer l’achat de voitures luxueuses ou un train de vie élevé au lieu de l’injecter dans le fonds de roulement. Pour le Fogarim, il faut sans doute travailler sur ce principe de précaution.Mohamed Benabid

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