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Politique

Par Nadia SALAH| Edition N°:4883 Le 25/10/2016 | Partager
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C'est la pire des configurations qui soit. Les dettes de l’Etat augmentent (voir les informations de L’Economiste du lundi 24 octobre); la croissance stagne, voire se change en décroissance. Et le chômage, lui, s’accroît avec en plus une forte dégradation des emplois.
Un taux de croissance peut se redresser dans un délai raisonnable. En revanche, on sait tous que l’endettement c’est le poison qu’on laisse après soi. En fait, c’est pire: l’intoxication est mortelle pour la souveraineté d’un pays lorsque cet endettement n’est même pas capable de produire de la croissance et des emplois au moment où on s’endette. C’est pourtant la configuration dans laquelle est entré le Maroc, suite à des accumulations de mauvaises politiques économiques.
Quant au chômage, qu’en dire? Il y a dix ans, on faisait venir de l’étranger les ingénieurs manquant au développement du Royaume, alors qu’aujourd’hui 10% des jeunes ingénieurs (oui, bien lire 1 sur 10!) sortant des grandes écoles marocaines, ne trouvent pas de travail. Ils mettront plus d’une année pour se placer; en réalité, ils se «sous-placent» dans des boulots indignes de leur formation. Ce délai engendre mathématiquement des accumulations de jeunes adultes exclus.
Or, depuis huit ans, à part, un peu, ceux du RNI, pas un seul des ministres de deux gouvernements successifs n’a considéré que croissance, chômage et endettement étaient un seul et même problème grave de politique économique. Pas un seul n’a dit qu’il fallait «faire quelque chose».
Or, que voit-on deux semaines et demie après les élections? Les mêmes hommes (très peu de femmes)  grenouillent bassement autour de Benkirane pour obtenir le pouvoir de recommencer les mêmes sottises économiques et sociales.
Pourtant, on connaît un moyen de ne pas continuer cette dégringolade: une opposition sérieuse et compétente.

 

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