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L'Edito

Poil à gratter

Par L'Economiste| Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager

Chabat chercherait-il des noises à Benkirane? Depuis plusieurs jours, le leader de l’Istiqlal détaille ce qu’il présente comme étant son «monde nouveau» pour améliorer l’efficacité du rendement gouvernemental. Au passage, il ne se contente pas de présenter des scénarios mais brocarde violemment le bilan de l’équipe actuelle, quitte à se faire hara kiri: son parti se trouve bien dans la majorité!
L’avertissement de Chabat est salutaire. Au delà de l’énervement de surface, sa position n’est sans doute pas trop éloignée de l’analyse qu’une partie des Marocains fait de la situation, laquelle charrie un déficit de résultats au sein du gouvernement actuel. Au regard de la conjoncture économique et sociale, le besoin de réformes est tel au Maroc que, on ne peut que le qualifier d’urgent, pour rester courtois. A ce titre, le mouvement Istiqlal peut être l’allié objectif de la majorité. Même s’il rajoute souvent une louche de populisme, Chabat a donné aux Istiqlaliens le goût de l’audace. Sa carrure de castagneur devrait peut être permettre de trouver un ton nouveau et imposer un autre style. Son ambition affichée n’est plus seulement de jouer les poils à gratter à «la gauche» de son parti, comme il le faisait avant son élection en septembre dernier, mais bien d’incarner l’axe d’une future majorité. Son projet ne pourrait cependant marcher qu’à deux conditions.
D’abord que Benkirane et ses troupes ne campent pas dans une attitude de déni de la réalité, ou, pour s’inspirer du monde médical, de refus de soins... En effet, rien ne pourra se faire sans un contrat commun avec les principales forces de l’alliance où ne l’oublions pas, le PJD, premier parti aux dernières élections aura son mot à dire.
Ensuite, la volonté affichée de rénovation ne suffit pas si elle n’est pas suivie de résultats. Par exemple, l’opération féminisation promise ne doit pas apparaître au grand jour pour ce qu’elle est véritablement: un simple coup de bluff. Le remaniement, s’il se concrétise, ne doit pas non plus consister à faire du neuf avec du vieux... Chabat est donc tenu à ne s’engager qu’à hauteur de ce qu’il pourrait réaliser.

Mohamed Benabid

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