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    Passivité éthique

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5316 Le 17/07/2018 | Partager
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    Les corporations sont très difficiles à réformer, y compris quand il en va de leur propre intérêt. Au Maroc comme ailleurs.
    Si individuellement les médecins font preuve de dévouement, en corporation, ils ont tendance à dériver. Et même se montrer querelleurs, voire inciviques.
    Dans les années 1980, Hassan II avait dû s’en mêler directement pour rétablir l’Ordre des médecins, lequel avait sombré après l’Indépendance. 20 ans plus tard, une poignée d’entre eux traînèrent en justice leur ministre qui avait «osé» fermer une clinique: la salle d’opération avait une fenêtre ouvrant sur la rue, au mépris de la stérilité. Ils s’en étaient aussi pris à  L’Economiste qui avait rapporté le scandale. On notera  avec plaisir qu’aucun de ces quidams ne fut élu dans les instances ordinales. 
    L’éthique, la  «science du devoir» selon l’expression de l’actuel président de l’Ordre national des médecins, est encore vivante dans la profession.
    Néanmoins, l’éthique passive n’est pas suffisante. 
    On a à nouveau des déserts médicaux, comme dans les années 1970. On a des refus de travailler dans les régions, avec des motifs indécents et des raisons humiliantes pour les gens qui habitent dans les provinces. On a de faux certificats de toutes sortes,  des fraudes aux assurances, des circulations d’argent au noir, des patients en clinique mais inscrits nulle part (comment suivre l’évolution d’un malade qui est bien là mais qui n’existe pas?); on a de l’absentéisme, on a de la corruption ouvertement réclamée…  
    Ces faits sont peut-être minoritaires, mais ils sont publiquement démontrés et dénoncés.  Le problème est que personne n’intervient. Pas plus le ministère que l’Ordre.
    Or c’est le travail de l’Ordre. Sa passivité depuis tant et tant d’années devant ces infractions ruine la réputation professionnelle et personnelle de tous les soignants. Il faudrait s’en souvenir au moment où la campagne électorale débute.

     

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