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    L'Edito

    Paradis

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5532 Le 11/06/2019 | Partager
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    L'une continue de voir fiscalement grand pour le Maroc. D’ici décembre 2019, il reste pour Bruxelles à lever les derniers verrous en matière de régimes dommageables. C’est la contrepartie exigée pour ne pas être relégué en liste noire. 

    La Commission européenne se garde bien d’accuser explicitement le Maroc de protéger des paradis fiscaux. A demi-mots cependant, les demandes réitérées et pressantes d’harmonisation aux critères de l’OCDE des places financières de Casablanca ou des Zones franches d’exportation, notamment, sonnent comme un éternel reproche.

    Faut-il pour autant se contenter de prendre acte de ces requêtes moralement souhaitables et défendables, mais qui ignorent ou feignent d’ignorer une réalité mondiale? On le sait, les schémas d’investissement suivent des chemins de plus en plus complexes et les flux financiers finissent par atterrir dans les environnements qui offrent le meilleur cadre.

    De surcroît, l’UE peut difficilement exiger l’exemplarité lorsque certains de ses membres ne sont pas irréprochables. Lorsque aussi les grands comptes narguent les fiscalités européennes dans le cadre de placements transfrontaliers avec la bénédiction implicite des Etats et les tuyaux «éclairés» des tax policy advisors. 

    Le Maroc ne peut se voir reprocher de soigner son attractivité là où l’UE continue d’y traquer des risques d’évasion et/ou de fraude. Certains trusts peuvent paraître juridiquement opaques, mais cela ne fait pas nécessairement le lit d’une délinquance fiscale.

    Les capitaux servent à s’enrichir et en principe aussi à faire tourner les économies. Pour éviter qu’ils ne partent ailleurs et profitent aux pays cibles, cela suppose qu’ils soient encouragés, conservés, certes sans les dérives spéculatives des paradis fiscaux. Ni les climats anxiogènes des taxations trop lourdes et de contrôle, des enfers fiscaux.

     

     

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