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    Par L'Economiste| Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager

    Un frisson a parcouru la communauté des internautes. C’est impossible, cherchez l’erreur, l’on a dû se tromper. Le Maroc ne peut pas avoir fait cela : un projet de «code numérique» qui en réalité charriait le risque de cadenasser internet. Le texte, lequel a failli être introduit dans le circuit législatif à la hussarde sans le rattrapage par le ministre rniste Elalamy, est à la fois liberticide, irréaliste et économiquement dangereux. Il traduit encore une fois la difficulté à trouver le bon dosage réglementaire dès qu’il est question du réseau mais aussi la persistance d’un décalage entre le droit et l’état de la société. Comme toutes les mauvaises lois, lesquelles partent toujours de bonnes intentions, les spécificités d’internet, où n’importe qui peut être producteur d’information, sont toujours tentantes pour faire passer des réglementations inutilement répressives.
    L’on peut aussi comprendre qu’il y ait une volonté de mettre de l’ordre, vu les imbécillités qui s’écrivent parfois sur les réseaux sociaux, la virulence des francs-tireurs du fond de leurs exils dorés... le pari est cependant risqué. Adapter le droit marocain sur le sujet, renforcer la formation des magistrats, forcer la mise à niveau de la presse électronique, oui, mais surtout sous un prisme de compétitivité numérique.
    En tout état de cause, dans un secteur où les innovations arrivent à la vitesse de la loi de Moore, il n’y a pas que le droit à être en retard sur internet. A moins de confiner les ambitions numériques marocaines dans les logorrhées digitales 2.0, dans le «formidable boom» du parc mobile et la croissance des abonnés ADSL, quand les modèles économiques durables ne sont toujours pas trouvés, quand la modernisation des réseaux s’essouffle.

    Mohamed Benabid

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