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    L'Edito

    Inertie

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5478 Le 21/03/2019 | Partager
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    Il est des paraboles managériales qui ne se démodent jamais. Celle de la grenouille par exemple, raconte que l’animal ne sentira pas le danger si vous le plongez dans une casserole d’eau froide et qui chauffe progressivement (alors qu’il sursautera si elle est d’emblée bouillante). Comme la grenouille, le Maroc est saisi d’une bien inquiétante torpeur. Elle a pour nom: attentisme.

    Les signaux rouges se multiplient, mais cela ne semble pas susciter le déclic qu’exigeraient pareilles circonstances. Une bonne part des Marocains, y compris ceux qui ne juraient que par les vertus de moralisation de la vie publique et l’exemplarité des comportements, ont fini par comprendre que les véritables ressorts se situent d’abord du côté de l’économique.

    Ce débat ne tourne pas en vase clos. Il interpelle aussi les politiques publiques – et c’est ce que vient de faire le wali de la Banque centrale (Lire article) – exposées constamment à l’épreuve des temporalités.

    Les milieux d’affaires manquent cruellement de visibilité en ce moment. Dans le monde de l’entreprise, les décisions peuvent bien se prendre dans des conditions d’information imparfaite (le principe de la rationalité limitée telle que décrite par Herbert Simon ne dit rien d’autre).

    Elles sont plus difficiles à adopter en contexte d’incertitude, car elles alimentent un peu plus les risques. Sauf si le politique intervient en servant de guide à l’action. Or de ce côté, il ne se passe pratiquement pas grand-chose.

    Même si un certain nombre de communications tentent d’accréditer l’idée selon laquelle le gouvernement El Othmani a calé son rythme sur celui des urgences, le contenu est creux et il faut se faire violence pour déceler des indices consistants de réformes. Ce gouvernement n’est pas arrivé à convaincre tous ceux, entreprises et grand public, qui se préoccupent de la situation. Les accusations d’inertie ne sont pas loin.

     

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