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    L'Edito

    Morales

    Par L'Economiste| Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    L’amende est toute petite par rapport à 2,2 milliards de chiffre d’affaires ou aux 82,8 millions de DH de résultat net pour ce premier semestre de 2010. Le Conseil déontologique des valeurs mobilières a infligé une sanction, le maximum réglementairement possible, à la filiale commune du géant mondial ArcelorMittal et du géant marocain SNI-ONA, la Société nationale de sidérurgie, la Sonasid. En fait, tout le monde comprend bien que ce n’est pas le montant qui compte, c’est l’existence de l’amende et son motif qui comptent. Et puis aussi l’environnement. Depuis la sortie de l’ONA et de la SNI de la Bourse, de fortes rumeurs affirmaient que les deux groupes (en instance de fusion) bénéficieraient d’une politique des «yeux fermés». Erreur: la première sanction du CDVM concernant un manquement à l’obligation d’informer est tombée sur une entreprise du groupe… Entreprise qui est aussi propriété du surpuissant Arcelor-Mittal. Ni le CDVM, ni Mezouar, le ministre des Finances, ne se sont laissés impressionnés. Cela mérite d’être dit, d’une part pour saluer leur fermeté, d’autre part pour anesthésier ces pénibles rumeurs de pressions féodales paralysant épisodiquement le Royaume. Les règles et les lois doivent rester les mêmes pour tous.Le deuxième point à noter n’est pas très politiquement correct dans cette époque d’ouverture. Certes il est stratégique d’attirer et de conserver au Maroc des grands noms mondiaux des secteurs qui intéressent le Royaume. Il n’empêche que la gestion à partir de l’extérieur n’est pas, à tous les coups, ce qui est préférable. Si avec Lafarge, avec la Lyonnaise des Eaux… la coopération donne d’excellents résultats, avec Auchan ou avec Telefonica, les visions stratégiques n’étaient pas les mêmes. Impossible de définir des règles préalables aux associations: chaque cas est un cas particulier. L’amende est petite, mais les diverses morales de l’histoire, elles, sont grandes.Nadia SALAH

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