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    L'Edito

    Mollesse

    Par L'Economiste| Edition N°:762 Le 08/05/2000 | Partager

    Derrière les déclarations officielles, ce sont des sentiments contradictoires qui s'exprimaient, samedi soir à Rabat, à la clôture du Conseil du Plan.Il y a une déception sur le manque d'imagination quant aux réformes et aux modernisations qui auraient du se trouver dans la proposition. Il y a inversement la satisfaction d'avoir pu partager cette déception avec l'élite économique du pays, dans l'espoir qu'à l'usage chacun fera ce qu'il peut dans son domaine pour redresser la barre. Ils ont bien noté que le discours du Souverain était plus dynamique que le projet de plan en matière de modernisation.Pour ne citer que trois cas, pour l'agriculture, pour l'industrie ou pour la régionalisation, le projet de plan se montre hésitant. Il inscrit des options cherchant systématiquement le consensus mou. Il accroît par exemple le pouvoir des gouverneurs sur les budgets petites communes alors qu'on l'attendait sur la nouvelle définition de l'autorité, y compris et surtout si l'usage a montré que ces communes ont bien du mal à rationaliser leurs finances: elles sont trop prisonnières des réseaux locaux d'influences. Autre exemple, l'agriculture est revenue à la vision par la sécurité alimentaire à tout prix, sans s'occuper de ce que le monde a bien changé depuis les années 70 et 80.Ce sont à l'évidence des consensus mous que cherche le texte: ne pas se fâcher avec les intervenants bureaucrates et groupes de pression. Mais en adopter la stratégie du consensus, c'est la politique économique qui perd sa force d'impact. Or, pour le Maroc l'objectif premier est de moderniser les structures productives comme les comportements des acteurs. Dans ce contexte, l'impact est un outil de premier ordre pour réussir les objectifs fixés. Dommage pour l'occasion manquée, mais heureusement le plan n'est qu'indicatif.Nadia SALAH

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