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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:1786 Le 09/06/2004 | Partager

    C’est un tout petit remaniement mais avec un message très net: Jettou continue sa mission, les grands partis restent et les personnes qui n’ont pas su se mettre en ligne avec le travail de ce gouvernement, retournent à leurs chères études, comme dit l’adage. Les fabricants de cabales en sont donc pour leurs frais: contrairement à ce qu’ils espéraient, les institutions marocaines ne fonctionnent ni au caprice, ni à la manipulation.Les inefficaces ont été sortis mais pas tous. Peu regretteront les Zerouali et Rhafès, qui n’étaient que des faiseurs de problèmes et rancuniers par-dessus le marché. Les milieux d’affaires voient plutôt d’un bon oeil la triplette: Harouchi-Mezouar-Boussaïd. Dans le domaine de la modernisation sociale, les textes sont là; il restait à trouver celui qui sait assez bien communiquer pour installer les comportements nouveaux dans la vie quotidienne, du travail sur mesure pour Harouchi. Quant à Boussaïd, il devrait faire en grand et en homme politique, ce qu’il faisait en plus petit et en technicien. Les milieux d’affaires verront aussi d’un bon oeil l’arrivée de Mezouar, un industriel pur jus, qui en deux ans a transformé le visage du secteur textile. Il est évident qu’on attend de lui la reproduction de ce tour de force, reste à savoir s’il a le talent d’un politicien. Il y a là un problème: aucun de ces trois grands nouveaux n’a l’onction des urnes. Tout le monde comprend que Jettou les a choisis et que le Souverain les a acceptés pour leurs compétences; personne ne penserait que ce sont des antidémocrates; mais il n’en reste pas moins que, dans la ligne de la démocratisation, il faudra de plus en plus trouver des hommes et des femmes sortis des urnes… ou plus exactement, faire en sorte que ceux qui se présentent aux élections soient tous de haute compétence. En conséquence, il faut faire davantage d’efforts pour réconcilier compétences et démocratie.Nadia SALAH

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